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Douleurs chroniques et émotions; des inséparables! Partie 1

 

Quand on parle de douleur chronique, on parle souvent d’inflammation chronique : de la chaleur, du feu à l’intérieur qui consume une partie de notre corps.  Ça peut aller d’inconfortable à très douloureux, mais c’est surtout sa constance qui empoisonne la vie. Tel un supplice de la goutte !

 

Les connaissances dans le domaine de la psychologie de la douleur chronique ont beaucoup évolué durant les 10 dernières années.  On fait de plus de plus l’association de la douleur avec des émotions refoulées ou un état dépressif ou anxieux.  C’est rare que quelqu’un de parfaitement heureux et équilibré en tout point va développer des problèmes de douleur chronique.  De toute façon… on s’entend que quelqu’un de parfaitement heureux et équilibré, c’est plutôt rare de nos jours!

 

Il faut arrêter de sous-estimer le corps… Quand le corps a une douleur quelque part, il faut l’écouter.  Il faut arrêter de penser que c’est le fruit du hasard. Si vous pensez que le corps fonctionne au hasard, svp détrompez-vous.  RIEN dans la nature ne fonctionne au hasard, surtout pas dans votre corps qui est une machine parfaite qui ne fait jamais d’erreur.

 

La douleur physique ou psychique (comme l’anxiété) c’est un signal d’alarme qui nous indique que nous avons dépassé nos limites, notre capacité d’adaptation. D’ailleurs, la douleur va souvent se manifester lors de gros changements, de grands tournants ou d’événements stressants.

 

Si vous avez des problèmes digestifs, vous pouvez faire une petite introspection et vous demander peut-être s’il y a quelque chose dans votre vie que vous avez du mal à digérer…?

 

Si vous des maux de dos, est-ce qu’il y a quelque chose que vous ne pouvez plus supporter ? C’est trop lourd ? Vous en avez plein le dos ? Vous en prenez trop sur vos épaules ? Avez-vous du mal à dire non peut-être ? Parfois le mal de dos peut signifier une insécurité matérielle ; le dos soutenant le corps, peut-être ne vous sentez-vous pas assez soutenu ?

 

Si vous avez des céphalées, migraines, sinusites, des excroissances de peau ou des problèmes de tension qui se situent vraiment au niveau de la tête, demandez-vous si vous n’êtes pas toujours trop dans votre tête constamment en train de ruminer, penser, analyser, critiquer, intellectualiser.  Il y a quelque chose de négatif qui occupe constamment vos pensées et qui vous pourrit la santé !

 

Avoir son côté cartésien plus terre à terre avec même son p’tit côté intello qui veut tout comprendre d’un point de vue scientifique, ça a des bons côtés, certes, mais cette déconnexion avec le corps peut venir avec un prix.  Il vaut mieux rester présent dans le corps que constamment dans notre tête, je vous en passe un papier !  Combien de super intellos j’ai rencontrés mais qui avait tous des problèmes au niveau de leur tête ou de leur visage.  Même si ce n’était pas souffrant, ça pouvait être des excroissances ou acrochordons. C’est comme si c’était écrit dans leur face qu’ils étaient des angoissés chroniques qui voulaient tout analyser et tout comprendre et qui avaient perdu leur connexion au cœur.  J’ai remarqué aussi que les grands « cartésiens » qui veulent des preuves scientifiques pour tout et qui n’ont pas la foi ou ont perdu un peu cette connexion avec leur cœur ou leur intuition, ce sont des gens qui ont subi des épreuves difficiles ou un choc émotif, et qui ont été profondément blessés au niveau de l’âme.  Mais ça, c’est pas une grande étude scientifique financé par les psychothérapeutes du Québec qui le dit ;  c’est juste moi qui l’a remarqué !  Débranchez votre intellect, il est en train de vous bouffer tout rond et de vous perdre…

 

Si je reviens aux problèmes digestifs (dont j’ai longtemps souffert!), point de vue physiologique, c’est souvent le système nerveux qui est constamment en mode sympathique, donc en étant d’alerte, de stress constant, de « combat ou fuite », ce qui entraîne notamment une dilatation des bronches, une accélération de l’activité cardiaque et respiratoire, une augmentation de la tension artérielle, une dilatation des pupilles, une augmentation de la transpiration et malheureusement, une diminution de la libido et de l’activité digestive.  L’activation du système nerveux sympathique, lui, correspond à un état de relaxation et de diminution générale des fonctions de l’organisme.  La digestion et la libido sont stimulées. Si l’homme des cavernes se retrouvait face à un mammouth, son corps devait prendre toutes les ressources disponibles pour soit se battre ou se sauver à toute vitesse ! Ce n’était pas le temps de digérer ou de s’accoupler !  Il n’allait sûrement pas manger ou se faire une p’tite partie de jambes en l’air dans un tel état de danger !

 

Heureusement, aujourd’hui, il n’y a pas de mammouth ni aucun autre danger de mort imminente dans notre quotidien. Et pourtant, notre mode de vie dénaturé nous fait vivre dans un état de stress chronique et la conséquence, c’est que nous vivons constamment dans le mode sympathique ; le corps a du mal à « switcher » au mode parasympathique, vivant constamment en étant de « combat ou fuite ».

 

Alors quand on mange stressé, pressé, angoissé, chicoté, tracassé, notre mode de digestion est à « off ».  Peu importe ce que l’on va manger, ça risque de se transformer en déchet et en poison à l’intérieur du corps. Ce qui va augmenter l’acidité et la toxicité du corps et créer un terrain fertile à la maladie et l’inflammation chronique.  Et même si vous être capable de manger n’importe quoi, même de la malbouffe, sans jamais ressentir aucun malaise, c’est loin d’être bon signe.  Mon professeur disait toujours: « Méfiez-vous de ceux qui digèrent tout! »  Souvent, c’est tout simplement que leur corps n’a plus assez de vitalité pour manifester des symptômes… Alors le corps en souffre sans que la personne ne ressente le moindre inconfort.  Ça prend de la vie dans le corps pour manifester des symptômes!  Je vous renvoie à mon blog sur la vitalité : « Plus vous êtes malades, plus votre santé va bien! »

Plus vous êtes malades, plus votre santé va bien!

Le problème malheureusement, c’est que tôt ou tard, un mode de vie dénaturé et une alimentation non-adaptée à la santé humaine finissent par nous rattraper!

 

Dans mon cours de naturopathie, j’étudie beaucoup l’alimentation évidemment et nous voyons les aliments qui sont les plus fermentescibles et les plus irritants pour le tube digestif lorsque la digestion est mauvaise. Et pourtant, combien de gens dans mon entourage me demande des « conseils santé » et me disent : « Amélie, j’ai mal ici ou là, j’ai mal au ventre, je suis toujours gonflé après chaque repas, j’ai de l’urticaire, j’ai des migraines, de la pression dans la tête… Qu’est-ce que je devrais manger ? »

 

Avant même de parler d’alimentation avec eux, je leur demande toujours : Tu as quelque chose qui te tracasse en ce moment plus que d’habitude ? Il est arrivé quelque chose dans ta vie ? Quelque chose d’assez lourd qui occupe constamment tes pensées ? Tu te sens pris, tu ne te sens vraiment pas bien, pas libre ?  Rejeté peut-être ? Humilié ? Coupable ? Tu dois prendre une décision difficile peut-être ? Mais de toute évidence, tu as quelque chose à régler pour te libérer. Tu n’es peut-être pas sur la bonne voie, à la bonne place dans la vie…?

 

Et dans tous les cas, la réponse est toujours : Oui, effectivement, il y a quelque chose…

 

La douleur sert à nous remettre à l’écoute de nos émotions, nous reconnecter avec nous-mêmes. Avec notre mode de vie effréné, nous nous oublions souvent nous-mêmes et nous nous étourdissons pour éviter de regarder à l’intérieur. C’est facile de nous jeter dans le travail, l’alcool, la drogue ou autres excès pour éviter de faire une introspection. En évitant ainsi de faire face à soi-même, un jour ou l’autre, le corps nous ramènera à l’ordre avec la douleur !  Il nous sortira de notre tête en ramenant l’attention au corps.  Hey ! ALLO ! Il y a quelque chose qui ne va pas ici, peux-tu reprendre conscience de ton corps, svp ! Ça peut arriver plus ou moins vite… Dans mon cas, ça a été à 33 ans.  Après un bon 17 ans à ne pas faire attention à moi!

 

Êtes-vous vraiment heureux dans votre couple ? Est-ce que votre travail va dans le sens de vos valeurs ? De vos intérêts et passions ? Êtes-vous malheureux de vous lever à chaque matin quand le cadran sonne ? Est-ce que votre seule motivation est d’atteindre le week end pour « décrocher « ?  Bien sûr, toutes vos façons de décrocher nécessitent souvent de l’alcool… ?  Comprenez-moi bien, il n’y a rien de mal à prendre un petit verre pour se détendre de temps en temps. Mais quand le petit verre devient absolument nécessaire… Quand c’est votre motivation pour faire n’importe quelle activité, c’est là le problème. Vous fuyez.  Pour guérir de maladie chronique, ce n’est pas une bouteille de vin ou une petite pilule de votre médecin qui va régler le problème.  Au pire, ça va « patcher » le bobo.  Ça sera symptomatique, ça vous donnera un p’tit « break », un petit répit. Mais vous n’allez pas régler la CAUSE du problème.  Ça équivaut à une lumière qui allume sur le tableau de bord de votre voiture. Vous pouvez mettre un ruban noir dessus pour ne plus la voir.  Mais le problème va rester là.

 

Bien sûr, vous devez être prêt à entendre le message de votre douleur. Vous devez vous éveiller, et ce n’est pas tout le monde qui est rendu là. Chacun son rythme. Plusieurs sont encore au point d’aller voir leur médecin pour avoir des anti-douleurs et mettre du duck tape sur le problème, qui va continuer d’empirer d’année en année. C’est correct ainsi, c’est leur rythme. Apparemment que tout est parfait ! Parfois, il faut que quelqu’un soit au prise avec une douleur chronique insupportable ou carrément au seuil de la mort pour vraiment s’éveiller et faire des changements positifs dans sa vie…

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