Top 12 de mes chansons de Noël préférées! :)

 

En cette veille de Noël, ça fait longtemps que je n’ai pas eu un peu de temps pour m’assoir tranquillement et écrire un article.  J’avais toujours une émission ou une chronique à préparer, des travaux à faire, des sirops ou teintures médicinales à concocter ou de l’étude pour ma fin de session en herboristerie.  Je pense que toute ma classe était au bord du burn out!  Mes travaux enfin remis, mon examen de session terminé, j’ai l’impression de revivre!

 

À ma chronique hebdomadaire à la radio de CJMD 96.9 FM Lévis, j’ai fait un palmarès de mes 10 chansons de Noël préférées.  Alors j’avais envie de faire un article là-dessus parce que j’avais bien aimé me prêter au jeu et j’étais curieuse de savoir quel était votre décompte à vous! C’est quoi vos tounes de Noël préférées?  Même si certains sont peut-être déjà « écoeurés » d’en entendre… 😛

Pour le bien de cet article, j’ai décidé de faire un décompte de mes 12 chansons de Noël préférées.  Pourquoi 12?  Et bien c’est un beau chiffre non?  Ça me semble un nombre plus symbolique que le 10; les 12 mois de l’année, 2 X 12 heures dans une journées, les 12 apôtres, une douzaine d’œufs, 12 lunaisons dans une année, les 12 travaux d’Astérix…!  En plus que je suis née un 12 septembre!

Mais surtout parce que 12 serait un bon nombre de tounes sur une compilation!  Alors commençons tout de suite si vous voulez bien avec le numéro 12 :

 

  1. Blue Christmas – Elvis Presley : ♬ I’ll have a Blue Christmas, without you. ♫  Le country n’est pas trop mon genre habituellement, mais Blue Christmas a ce p’tit je ne sais quoi.  C’est sûrement la magie d’Elvis qui opère ici!  Il était tellement beau et sexy!  Et le soul dans sa voix… Et n’oublions pas le jeune Québécois David Thibault qui a redonné un autre souffle à la chanson en 2013, quand il a fait son imitation quasi-immaculée d’Elvis à CKOI. Diffusée sur Youtube, sa prestation était rapidement devenue virale et avait été visionnée par huit millions de personnes en deux semaines, ce qui avait attiré l’attention de l’animatrice Ellen DeGeneres qui l’avait invité à son émission à NBC.  Les gens criaient à la réincarnation d’Elvis! Alors Blue Christmas de Elvis, choix numéro 12; un peu old school, mais je m’assume!

 

  1. Christmas Time – Bryan Adams :  Something about X-Mas time, Something about X-Mas time, Makes you wish it was X-Mas every day.  See the joy in the children’s eyes…♪  Chanson écrite par Bryan Adams lui-même, elle est encore jouée régulièrement à la radio à chaque temps des Fêtes, et ce 30 ans après l’enregistrement.  Alors un gros hit lucratif pour Bryan Adams, comme s’il avait besoin de ça lui avec tous les hits qu’il a écrit !

 

  1. Do They Know it’s Christmas – Band Aid 1984 :  ♬ Feed the World, let them know it’s Christmas time again.♪  Sortie en 1984, cette chanson avait pour but de récolter des fonds suite à la famine en Éthiopie.  Chantée par une brochette de Superstars britanniques (Bono, Boy George, David Bowie, Eric Clapton, Freddy Mercury, George Michael, Sting) le single avait été un méga succès, s’étant placé en tête des ventes de Noël. Avec les concerts qui ont suivi, le projet avait récolté plus de 70 millions de dollars.  Alors voilà un gros hit de Noël pour une bonne cause!

 

  1. Rudolph The Red Nose Reindeer – Corey Hart :  Attention, pas n’importe quelle version, mais bien le remake rock de Corey Hart du classique de Noël:  Le P’tit Reine au Nez Rouge.  Je n’ai pas grand chose à rajouter… Une toune de Noël qui rock, c’est bon et rafraîchissant !  Ça me met de bonne humeur!

 

  1. Mary, Did You Know? Pentatonix :  Je rends ici hommage à ma Maman qui trippe vraiment sur cette version de 2014 du groupe Pentatonix.  Le vidéo a presque 160 millions de views sur Youtube… Pas banal !

 

  1. Holy Night : Ce classique des classiques du temps des Fêtes sera toujours LA chanson représentative de Noël pour moi.  Tellement solennelle et émouvante.  On serait porté à croire que Holy Night était la version originale anglaise et qu’on a ensuite traduit à Minuit Chrétien, mais c’est le contraire.  Ce cantique vient d’un texte français écrit par Placide Cappeau et dont la musique a été composée par Adophe Adam en 1847.  Je n’ai pas vraiment de version favorite, mais je crois que je préfère encore la version en français, Minuit Chrétien;  celle de Mario Pelchat peut-être?  Céline Dion, Ginette Reno…? Cette chanson me rappelle des réveillons quand j’étais petite et où ma famille allait chanter des chansons chez les voisins, telle une chorale de terribles amateurs.  Mon père et mes oncles faisaient une version tout à fait mémorable du Minuit Chrétien…  Sur la note SVP !

 

  1. It’s beggining to Look a Lot Like Christmas – Johnny Mathis :  Attention encore une fois, pas n’importe laquelle; je parle de la version de Johnny Mathis de 1986.  Je trouve que les autres ne sont pas aussi candide, accrochante et mignonne !  On a pu l’entendre en 1990 dans le film « Maman J’ai Raté l’Avion. »  Film culte des années 90 et film qui m’a marquée à vie puisqu’à l’époque, je suis tombée totalement follement amoureuse du jeune acteur Macaulay Culkin.  J’avais littéralement une obsession pour cet acteur, c’était maladif ! Et les gens qui me connaissent depuis longtemps savent de quoi je parle!  Si j’avais su ce qu’il aurait l’air aujourd’hui ouffffff……  Mais c’était une passion intense, j’avais une gigantesque collection de Macaulay Culkin, je devais avoir plus de 500 magazines, des VHS de films en différentes versions, affiches, jouets et articles de partout à travers le monde.  Ma chambre était tapissée à grandeur de son joli minois.  Vraiment… je pouvais être intense quand j’étais ado hahahaha!  J’avais même le fameux Talkboy, l’enregistreur de voix que Macaulay utilisait dans Home Alone 2.  Si Kevin McCallister avait connu le iPhone…

 

  1. All I Want For Christmas is You – Mariah Carey : Je ne suis pas une grande fan de Mariah Carey habituellement, je dois dire qu’elle me tape un peu sur les nerfs.  Et quand je n’aime pas quelqu’un, j’essaie de comprendre pourquoi… Je me dis : « Qu’est-ce qu’elle déclenche chez moi?  Est-ce que je suis jalouse ?  Est-ce que je vois mon reflet dans cette personne et ça m’énerve? »  Dans le cas de Mariah Carey, elle a un talent incroyable, elle est belle, elle a tout pour elle… Ouin… J’suis peut-être juste jalouse finalement ! LOL  Trêve de psychanalyse, il reste que cette toune là, je l’aime beaucoup dans le temps des Fêtes.  Elle amène une belle ambiance joyeuse, une belle « vibe ».  En plus, la chanson a été écrite et produite par Mariah Carey elle-même !  Écrire une des chansons de Noël les plus jouées à la radio, année après année, c’est pas peu dire !  All I want for Christmas is you est la 19e chanson du XX siècle la plus téléchargée et la chanson de Noël la plus vendue par une femme en général (selon Wikipedia!).  10 sur 10 pour Mariah Carey!  Profitez-en, c’est rare que vous allez m’entendre dire ça !

 

  1. Carol of the Bell :  ♬ Hark how the Bell, Sweet silver bells, All seem to say, Throw cares away. Christmas is here, bringing good cheer to young and old, meek of the bold. ♪  J’ADOOOORRREEEE cette chanson, la chorale en chœur, la façon ostinato où les voix nous emportent dans un autre univers.   J’aime particulièrement la version de Lindsey Stirling au violon.  Un autre grand classique de Noël qui se retrouve dans le film Home Alone (Maman J’ai Raté L’avion), ce qui n’est sûrement pas étranger au fait que je l’aime autant…

 

  1. Last Christmas – Wham! (George Michael) :  ♬ Last Christmas, I gave you my heart, But the very next day, you gave it away. ♪  Chanson écrite et produite par George Michael lui-même, que Dieu ait son âme!  Quel talent il avait ce George Michael.  Sa chanson a été reprise par plusieurs artistes depuis sa sortie, notamment par Cœur de Pirate plus près de nous.  Ce single avait eu un grand succès dans plusieurs pays à l’époque et continue encore de tourner régulièrement à chaque temps des Fêtes.

 

  1. All Alone On Christmas – Darlene Love : J’adore cette chanson de Noël mais je dois avouer que ça découle sûrement encore une fois de cette obsession de Macaulay Culkin quand j’étais ado.  Le single était sur la bande annonce du film Home Alone 2: Lost in New York, et Darlene Love avait même fait un vidéo clip avec Macaulay. Un grand moment dans mon existence… Une chanson dynamique, qui rock, mais remplie d’émotions et un brin de mélancolie. Darlene Love, une voix incroyable !  Et Macaulay Culkin, ma foi.. qu’est-ce que je lui trouvais tant?  Cela dit, quand Home Alone 2 était sorti au cinéma, c’était comme si le temps s’était arrêté et que plus rien n’existait pour moi.

 

  1. Happy Christmas (Was Is Over) – John Lennon :  ♬ And so this is Christmas. And what have you done…  Another year over, A new one just begun, And so this is Christmas, I hope you have fun, The near and the dear one, The old and the young.. ♪  Une minute de silence pour cet hymne à l’amour, cette ode au Temps des Fêtes.  C’était à la fois une chanson protestataire contre la guerre du Viêt Name et une chanson de Noël.  Et aujourd’hui c’est devenu un ultime classique évidemment qui tourne régulièrement à chaque année.  Je défie quiconque de trouver une meilleure chanson de Noël…. Vous n’en trouverez pas…  Arrêtez immédiatement ! Bande de sans cœur ! 😛 lol

 

Et vous, c’est quoi votre top 12 ???  Ou top 10 ou top 5?  Selon vos dispos 🙂

 

Oh et en passant… JOYEUX NOËL!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La peur de ma vie en avion…!!!

 

Avertissement : SVP, veuillez ne pas lire si vous souffrez d’aviophobie ! LOL

J’écris présentement ces mots alors que je suis à 11887 mètres dans les airs, quelque part au-dessus de Anchorage en Alaska, à environ mi-chemin entre Shanghai et Montréal. Il est 13:30 à Montréal. Moi, je ne sais plus trop je suis quand, où, comment ou même qui…

Je n’ai jamais vu un aussi beau ciel par mon hublot; un genre de crépuscule ou est-ce que c’en est un? Il est quelle heure en ce moment au pôle Nord à Anchorage? C’est le lever du soleil sans aucun doute. Ce que je sais, c’est qu’un ciel mauve, rose et lilas comme celui-là, j’en ai jamais vu de plus beau. Du côté opposé par les hublots, on aperçoit une lune bleue, ronde et pleine, tellement puissante et intense que ça me prendrait des lunettes d’éclipses pour pouvoir l’admirer. Elle semble à côté de nous dans le ciel. Coup donc, est ce que c’est la lune ou le soleil? Les gens du hublot de l’autre côté ont tous l’air émerveillés et intrigués par le spectacle. On dirait qu’on est atterri et qu’il y a un gros spot d’éclairage à l’extérieur de l’avion, comme si on était sur un tournage cinématographique. On est dans une télé-réalité ou quoi? Ça semble surréel! Je jure que c’est un spectacle majestueux mais j’ai l’impression que je vais devenir aveugle si je le regarde trop longtemps. Ça ne peut pas être la lune, c’est beaucoup trop intense.  C’est sûr que c’est le soleil qui se prend pour la lune. Mais comment le soleil peut-il avoir l’air de ça; on dirait une pleine lune bleue qui aveugle comme si on avait un spot light en plein visage. Ça doit être magnifique le pôle nord…

L’avion est à moitié vide…. Non je vais dire à moitié plein! Soyons positifs! Pour un aussi gros avion et un aussi long vol (14 heures de Shanghai à Montréal), c’est quand même exceptionnel d’avoir aussi peu de passagers à bord. Je suis à bord d’un de ces Boeing 787 avec des rangées de 3 bancs de chaque côté et une rangée de 3 au milieu. Et la plupart des passagers, dont moi, ont leur rangée de 3 bancs à eux tout seuls. Pour ceux qui prennent souvent l’avion, vous savez que c’est comme de gagner la loterie des vols d’avion! Yeahhhhhhh une rangée de 3 juste à moi pour m’allonger et dormir presque comme dans un lit. Je dis bien « presque »! Mais ça fait quand même paraître ridicules ceux qui se sont payés un billet en première classe parce qu’ils sont sûrement moins biens installés que nous!

C’est beaucoup de nouveautés en un court laps de temps. Oui je viens juste de vivre une autre première fois; la première fois que j’ai eu aussi intensément peur en avion!

Je dois avoir pris 500 vols dans ma vie (bon ok… j’exagère à peine :P), et je ne suis pas particulièrement une fan de ce moyen de transport. Mais je n’ai pas vraiment peur. C’est tout simplement que je n’aime pas beaucoup les moyens transports en général ; ça me donne souvent mal au cœur. Je suis vierge, un signe de terre, et j’aime bien avoir les deux pieds sur le plancher des vaches ! En avion ou sur un bateau, je ne suis pas particulièrement fan. Gagner une croisière serait un genre de cadeau empoisonné pour moi. J’ai mal au cœur même sur les immenses traversiers. J’ai déjà fait du parapente et je faisais pratiquement semblant d’avoir du fun. En fait, j’avais la nausée tout le long et j’avais juste hâte de revenir les deux pieds sur terre. Je n’ai pas le vertige, j’ai juste le mal de l’air, de mer et même assise sur la banquette arrière d’une voiture, je ne suis pas à mon meilleur disons.

Mais bref, je n’ai pas peur! Je ne suis pas une grande peureuse moi. Une insécure chronique oui, mais pas si peureuse. C’est peut-être un peu paradoxal mon affaire….

Pourtant, il y a à peine une heure, j’étais sur le bord de la crise de panique. J’en ai jamais fait de ma vie, mais je peux m’imaginer, selon ce que les gens m’ont déjà décrit, qu’une crise de panique ou d’angoisse, ça doit ressembler à ca…

J’écoutais paisiblement mon film, « Passengers » avec Jennifer Lawrence et Chris Pratt, où à bord d’un vaisseau spatial, un passager se réveille 90 ans trop tôt, et plutôt que de vivre seul, il décide de réveiller une deuxième personne. Excellent film d’ailleurs. Mais à bord d’un avion, le parallèle est facile à faire entre la vulnérabilité d’un passager d’un vaisseau spatial qui flotte dans l’espace à des années lumières de la terre et moi qui est à des milliers de mètres d’altitude à bord d’un avion qui flotte dans les airs, défiant les lois gravitationnelles. J’essaie d’éviter d’y penser parce que lorsqu’on s’arrête vraiment à ça, c’est fou ce qu’on se sent impuissant et vulnérable en avion ! Il faut faire preuve d’une foi inébranlable. On laisse nos vies entre les mains d’un pilote qu’on ne connait ni d’Adam ni d’Ève, mais qu’on croit qu’il a la formation et les capacités de piloter cet avion. Mon Dieu, ça doit être le dernier métier au monde que je voudrais faire, juste après abatteur dans un abattoir et douanier.

Au moment où j’écris ces lignes, toutes les télés viennent de se fermer en même temps…. Un genre de problème technique… maudît qu’on aime ça ces affaires mystérieuses là en avion ! Surtout après ce qu’on vient de vivre.

Donc j’étais en train de regarder mon très bon film, quand une annonce du pilote retentit au micro. Mais avec une voix différente que les messages froids et insipides qu’on a l’habitude d’entendre du genre: « Mesdames et Messieurs, nous traversons présentement une zone de turbulence, veuillez retourner à vos sièges et attachez votre ceinture de sécurité, merci. »

Non cette fois, il y avait plus d’humanité dans sa voix. Un genre de complicité et de miséricorde, telle la voix du président dans un film apocalyptique, annonçant la fin du monde imminente avec plein de compassion et de force de caractère à la fois.

Le genre de ton de voix et de message un peu trop long que tu ne veux pas entendre d’un pilote en avion:

« Mesdames et Messieurs, nous voulons vous annoncer que nous allons traverser une zone de turbulence très sévère dans environ 10 minutes. »

J’ai particulièrement aimé l’emphase que le capitaine a mis sur le mot « TRÈS » sévère.

« C’est extrêmement rare que ça arrive une turbulence de cette ampleur. Nous voulons nous assurer que vous retourniez à vos sièges immédiatement et que vos ceintures sont bien bouclées. Nous aimerions aussi que vous vérifiez les gens à côté de vous, que leurs ceintures sont bien attachées aussi. Je demande à tous les agents de bord de vérifier les ceintures et d’aller immédiatement gagner leur place et attacher leur ceinture. 

Nous voulons vous rassurer que ça peut paraître effrayant mais que l’avion est solide et faite pour passer à travers des turbulences aussi sévères. Alors nous ne voulons pas que vous vous inquiétiez. On veut seulement s’assurer que tout le monde est bien attachés et en sécurité. »

Peut-être qu’en me lisant simplement comme ça, ça peut vous paraître banal. Je ne sais pas… Mais pour moi, ça équivalait à l’annonce de l’apocalypse. La fin était proche… De tous les vols de ma vie je n’avais jamais entendu un message aussi inquiétant en avion. Je n’avais pas peur que l’avion tombe ou quoi que ce soit. Je n’ai jamais entendu parler d’un crash d’avion à cause de turbulence… ? En fait j’aime mieux ne pas en entendre parler si c’est déjà arrivé !

J’ai toujours eu un peu peur de la turbulence en avion. La bonne grosse turbulence qui brasse là. Bon ok, je sais que j’ai dit plus haut que je n’ai pas peur de grand-chose dans la vie. Mais oui j’ai peur des sports extrêmes et de tout ce qui peut avoir des risques pour ma vie ou de me blesser. Je n’aime pas les gros high d’adrénaline, Je ne sais pas ce que les gens aiment là dedans. J’aime le calme et la sérénité ! Pas quand mon cœur bat à mille à l’heure, que j’ai des bouffées de chaleur et que je suis totalement impuissante aux réactions violentes de mon corps qui se croit entre la vie et la mort.

Et aussi j’ai peur de la turbulence ! Tsé quand ça brasse tellement qu’on a l’impression pendant une seconde ou deux que l’avion tombe dans le vide. Ce moment d’apesanteur me fait avoir des sueurs et je tremble de peur quand ça arrive. Mais ça, c’est lors d’une turbulence ordinaire où le pilote allume simplement la petite lumière qui dit d’attacher sa ceinture. On nous dit de retourner à nos sièges et voilà. Sans plus. On n’en fait pas tout un plat. Mais là….. même si le pilote semblait vouloir nous rassurer, ça ne marchait pas trop avec moi ; j’avais le cœur qui allait me sortir de la poitrine. Je me sentais chaude comme une femme en ménopause, moi qui a toujours froid. Je me sentais prisonnière de l’avion, prisonnière de mon corps. Si les petites turbulences inoffensives me faisaient cet effet violent et insupportable, qu’est-ce que je m’apprêtais à vivre dans 10 minutes??? Ça allait être l’enfer, non?

Je ne me sentais pas prête à vivre cette turbulence « sévère » et à vivre cette peur extrême imminente. La peur de la peur, quoi !  Assise devant mon film sur pause j’ai décidé de respirer profondément. J’avais tellement peur que la seule chose qui me semblait logique de faire, c’était de prier !!! Je me suis mise à prier Marie! Va savoir, jai toujours la réaction de prier Marie quand j’ai très peur. La Déesse Mère ; quoi de plus rassurant qu’une mère qui console son enfant.  Les moments de détresse comme ça sont toujours empreints de beaucoup de profondeur à quelque part…. Ainsi donc, je respirais et priais et j’ai décidé de lâcher prise sur ce qui allait arriver. Tout ira bien Amélie. C’est pas ton heure, c’est sûr!  Laisse aller et si t’as peur, t’as peur. Mais ait peur au bon moment et arrête d’anticiper.  Dans le moment présent, y’a rien qui se passe. Tout va bien.

Le pilote avait dit 10 minutes. Je voyais les agents de bord se presser tout en essayant d’avoir l’air calme (ou peut-être l’étaient-ils vraiment ?), vérifier nos ceintures, vérifier les armoires à bagages au-dessus de nous. Je regardais les gens autour de moi…. je fais toujours ça comme pour me rassurer qu’il n’y a rien là et que sera ok. Mais rien ne me rassurait. Les passagers autour de moi n’avaient pas l’air très zen non plus.

Un deuxième message du pilote annonçant encore la turbulence très sévère et nous rappelant que c’était extrêmement rare de passer ce genre de turbulence n’avait rien pour me rassurer. Pourquoi fallait que ça arrive??? J’avais hâte d’arriver à la maison, retrouver mon chum, mon chat, le confort de ma petite maisonnée. Mais là je devais gérer mes palpitations cardiaques qui s’emportaient. Et l’inconnu me faisait peur aussi.

Quand on a justement un problème de contrôle, devoir être dans l’attente de l’inconnu, c’est quelque chose d’insupportable. Maudît c’est pas l’fun avoir peur! Je ne comprends pas les gens qui s’infligent volontairement la peur et qui aiment ça. Vous êtes déviés ou quoi? 😛

J’essayais de méditer pour me calmer. Je vous salue MARIE pleine de grâce…. une prière c’est un peu comme une méditation, non? En fait, prier c’est parler à Dieu, et méditer c’est laisser Dieu nous parler. Si vous n’aimez pas le mot « Dieu », remplacez-le par ce que vous voulez: l’Univers, la Vie, l’Intelligence Universelle, l’Énergie, la Nature, Allah, Buddha, Krishna, Râ, Alouette!  En tous cas, là, j’avais juste besoin de me ressaisir et me recentrer, peu importe la façon!

Détrompez-vous, je ne suis pas religieuse. Pour moi, prier Marie n’a rien à voir avec le religion. C’est juste de se connecter avec l’Énergie féminine de la Mère Divine. Prenez le comme vous voulez!  Mais sans juger.  C’est si facile de juger quand on n’a jamais vécu l’expérience de « Dieu ». Parce que côté spiritualité, on ne peut pas expliquer ou tenter de comprendre de façon cartésienne. La spiritualité c’est une expérience. Ça ne s’explique pas, ça se vit !

Dans mon lâcher prise, le 10 minutes s’écoulaient. Le moment approchait. Tout le monde était assis, attaché et prêt.

La voix du pilote retentit de nouveau dans le haut-parleur:

« Mesdames et Messieurs, nous avons des bonnes nouvelles a vous annoncer; la tour de contrôle nous informe que selon la trajectoire de notre appareil, il serait possible que l’on évite la zone de turbulence. Nous vous invitons quand même à rester assis et attachés. »

J’avais l’impression qu’on venait de me ramener à la vie. Je respirais à nouveau! J’ai quand même attendu quelques minutes avant de m’emporter…. le temps a passé et pas de turbulence à part un peu de brassage sans plus. Rien d’inquiétant. La petite lumière de ceinture de sécurité s’est éteinte, comme en nous redonnant le droit de rêver! LOL Quel Bonheur de ne pas avoir eu à traverser ça! Quelle miracle même!

Je prends mon cellulaire et j’écris cet article dans mes « notes ».  Fallait que ça sorte. J’espère que ça sera intéressant à lire. En tous cas le vivre l’était moins…

J’essaie de photographier le ciel magnifique pour vous le montrer mais la médiocrité de la photo serait une insulte à sa divine beauté.  Je préfère vous laisser l’imaginer.  Comme un spectacle magnifique en récompense de ce qu’on venait de vivre.

Le soleil qui se prend pour la lune éclaire violemment l’autre côté de l’avion. Comme un spot light bleu trop intense qui illumine le ciel bleu-nuit. C’est mystérieux de voir un soleil briller si intensément dans ce qui semble être encore la nuit.

 

C’est épeurant des fois de flotter à 12000 mètres dans les airs. Mais c’est si beau et surréaliste à la fois!

Et c’est un départ pour Bangkok!

Depuis quelques semaines, je surf sur un tsunami dans ma vie… Comme si j’avais souhaité et matérialisé tellement de choses, que tout a déferlé sur moi à une vitesse fulgurante; plus vite que je ne pouvais le gérer!  Comme dit l’adage en anglais :  « Be careful what you wish for cause you just might get it all. »

Si je ne trippais pas littéralement sur ce que je fais (les émissions de télé, la radio, les shows de musique, les différents tournages, mes études en naturopathie et herboristerie), je serais probablement au bord du burn out!  Désolée à ma famille, mes amis et mes proches pour ces derniers temps, je n’étais pas la meilleur fille, sœur, amie… et même blonde!

Depuis que j’ai commencé à faire des chroniques à la radio CJMD 96,9 FM Lévis, mon single Dernière Chance a commencé à être en rotation régulière.  Je ne m’attendais pas à une telle réaction; j’avais enregistré cette chanson il y a plusieurs mois et j’avais perdu espoir de faire que ce soit avec!  Même si elle est plutôt catchy, son côté rock avec des guitares lourdes était un obstacle aux radios traditionnelles qui misent plutôt sur la musique pop plus accessible.  D’autres radios ont embarqué depuis et ont commencé à faire jouer la chanson.  D’autres auraient aimé, mais ne pouvaient la mettre en rotation à cause de son p’tit côté un peu trop heavy pour leur station.  Mais l’intention était là…!

On m’a même engagée pour faire un show à Lévis samedi dernier pour un party d’Halloween et la réponse a été géniale et totalement inattendue!

Non seulement je reçois des commentaires positifs sur la toune quotidiennement, mais j’ai reçu des offres et opportunités totalement inespérées…

Sans rentrer dans les détails (incroyable, je ne rentre pas dans les détails et je n’écris pas un article de 15 pages cette fois-ci… Miracle!!!), je pars aujourd’hui à Bangkok pour affaires… Des rencontres importantes par rapport à mon blog, mais également le tournage d’un vidéoclip pour Dernière Chance.  Et potentiellement d’autres tournages… Je me garde quelques secrets, un mini-suspense pour le moment…  Mais je voulais simplement vous mettre à jour puisque ça faisait un petit moment que je n’avais pas publié d’article.

Bangkok sera un voyage important, je le sens.  Mais à mon retour, je devrai faire un peu de ménage dans ma vie et faire des choix.  Mettre mes priorités à la bonne place.  Focaliser mon énergie.  Je vais quand même donner un sprint à Bangkok; ça risque d’avoir de bonnes répercussions…

Comme dit le proverbe thaï :  « Celui qui travaille fort se reposera à la fraîcheur, celui qui se la coule douce aura une vie dure. » (Fai ron ja non yen fai yen ja khen jai).

 

Hey, vous êtes chanceux que je suis pressée et que je dois terminer ma valise et partir à l’aéroport… Parce que j’aurais pu continuer comme ça pendant longtemps! hahaha!

Bon ben… Laew phob kan maï !

Je suis une SORCIÈRE, les plantes me parlent… Et j’vous jure, j’suis pas cinglée! :)

Je ne crois pas à l’intelligence, la puissance et la magie des plantes. Non, ce n’est pas une question de croyance. Je n’y crois pas, je SAIS tout simplement!

 

Samedi le 7 octobre dernier, j’avais une journée spéciale de cueillette et transformation dans le cadre de mon cours de naturopathie. En fait, je suis dans ma dernière année d’étude sur un total de 3 ans, et ces deux dernières sessions sont consacrées à l’étude de l’herboristerie. Des plantes médicinales, en voulez-vous y’en a! Et je dois en apprendre plus de 100 par cœur, avec leur nom en latin (va savoir à quoi ça sert de connaître les noms en latin?), leurs propriétés médicinales primaires et secondaires, les parties utilisées, leurs effets sur les divers systèmes (reproducteur, respiratoire, digestif, urinaire, cardio-vasculaire, lymphatique, etc.), leur utilisation, leurs contre-indications, les solvants, les modes d’utilisation et les dosages. C’est vraiment hyper intéressant! Chacun son trip dans la vie faut croire…!

 

Mais c’est tant de temps d’étude et tant de temps de vie, surtout que ces temps-ci, le temps est une richesse que je ne possède pas tant, je t’en passe un papier! (Ça fait des « temps » sur un …. d’temps!). Apparemment que celui qui n’a pas la richesse du temps est en fait très pauvre. C’est à méditer… Je dois être pauvre en SVP en ce moment. Bref, la simple optique d’avoir mon premier examen de mi-session le 18 novembre prochain me donne de l’urticaire. (Bon, on va sortir notre ortie et notre pissenlit qui sont les deux très efficaces pour soigner les démangeaisons et l’urticaire…!)

 

Mais au delà de ça, j’adore apprendre à identifier les plantes, à connaître leurs vertus, les transformer, faire des teintures et huiles médicinales, me faire des infusions et décoctions… Je me sens comme une petite sorcière! En fait, c’est comme si je me rappelais que je devais en être une au Moyen Âge dans le temps de l’Inquisition. Les plantes médicinales « font du sens » pour moi; ce n’est pas comme si j’apprenais mais bien comme si je me rappelais… Je me suis déjà faite brûler sur le bûcher à une certaine époque, sans aucun doute! Ce qui serait très logique puisque j’ai peur du feu! Craquer une allumette est pas mal le plus « edgy » que je peux aller dans mon interrelation avec cet élément que je n’ai jamais su apprivoiser. Je suis loin d’être prête à marcher sur la braise disons!

 

Pour ceux qui ne connaissent pas l’herboristerie, et bien ça serait un euphémisme de dire que l’herboristerie fait partie de l’histoire. L’herboristerie, C’EST L’HISTOIRE!  Au début, cette tradition s’est transmise oralement par échange entre les homo sapiens. Après, il y a eu beaucoup d’échanges entre les chasseurs et les cueilleurs qui se déplaçaient régulièrement et rapportaient leur savoir pour le transmettre de génération en génération.   À cette époque (on parle de milliers d’années av. J.C.), la qualité de l’air était absolument incroyable et gorgée de pollen. Juste de respirer ça nous nourrissait! L’eau était pure. Et quoi de plus important que la qualité de notre oxygène et de notre eau? On peut passer des semaines et des semaines sans nourriture. Mais on ne peut passer que quelques jours sans eau, et quelques minutes sans oxygène! Les gens à cette époque n’avaient pas tant besoin de se nourrir comparativement à nous. Ils étaient beaucoup plus en mesure de passer à travers des périodes de disette, comparé à nous qui croyons que nous allons mourir sur le champs si nous passons une journée à jeûner!

 

Ceux parmi vous qui cultivez votre jardin, remarquez à quel point vos légumes sont nourrissants! À quel point vous avez besoin de manger moins!   C’est complètement fou! Ton légume pousse pour TOI. Étant donné que c’est toi qui a planté la graine, la plante, ayant une conscience, pousse pour TOI spécifiquement! Il y a une reconnaissance au niveau de l’ADN. Ainsi, c’est important de toucher ses plans, ses feuilles et la plante va s’adapter pour te donner ce dont tu as besoin. Ça fait spécial à lire j’imagine, mais c’est un fait! La nature a une Intelligence Infinie dont la science ne comprend qu’un très faible pourcentage.   Vous pouvez même pousser l’expérience jusqu’à mettre les semences dans votre bouche pour les imprégner de votre salive avant de les planter. Ensuite vous plantez les graines et n’arrosez pas la terre avant 3 jours, pour éviter de diluer cette empreinte d’ADN.

 

La plante ayant été en contact avec votre ADN, celle-ci va aller communiquer avec votre semence et la plante vous donnera ce dont vous avez besoin. Par exemple, si vous êtes malades, elle vous donnera les minéraux qui vous aideront spécifiquement dans votre rétablissement. Si par exemple vous plantez des tomates et que vous êtes particulièrement asséchés et déshydratés, vos tomates seront plus gorgées d’eau. Versus si par exemple vous êtes jeunes et bien hydratés, vos tomates seraient peut-être plus sèches. Débile hein? Vous en ferez l’expérience au printemps prochain!

 

Les humains poussent tout comme les plantes! Comme dirait Marthe Laverdière, la plante a besoin d’un trou pi d’une graine, tout comme l’être humain! Nous avons besoin de soleil et des mêmes vitamines et minéraux venant du sol pour pousser. Sauf que dans le cas des humains, les vitamines et minéraux doivent avoir été transformés par la plante avant d’être consommés; la plante, elle, prend les éléments inorganiques dans le sol et les transforment en minéraux organiques pour la consommation des humains et des animaux. C’est rien de moins que magique! La plante est le seul être vivant qui peut transformer quelque chose de non-vivant en quelque chose de vivant! Nous ne pourrions exister sans les plantes. Alors même si vous mangez des roches de granite ou des craies de tableau remplis de calcium, fer, magnésium ou de manganèse, ces minéraux inorganiques ne pourront rien pour vous puisqu’ils ont été pris dans le sol directement, sans passer par la plante d’abord. C’est pourtant ce que constituent les suppléments achetés à la pharmacie, des vitamines et minéraux inorganiques, synthétiques, morts, plutôt inutiles et même nuisibles pour l’humain. Mais ça, c’est un autre dossier…

 

Bref, pour terminer mon petit historique de l’utilisation des plantes médicinales, il s’est développé à travers les siècles, cette relation avec le magico-religieux et toute la notion de sorcellerie, de chaman, de communication avec les esprits, le soleil, la lune et la référence aux 4 éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu. Le lien avec la nature et la spiritualité étaient devenu très fort, ce qui a amené des sages-femmes, des sages, des hommes et femmes médecins, prêtres, sorciers, et tout ça basés sur une connaissance empirique, donc sur l’expérience. La Terre n’étant pas encore énormément peuplée, beaucoup de ce savoir s’est transmit en Égypte.   Les Égyptiens ont ainsi formés les Grecques, les Romains et les Arabes.

Parallèlement, dans un autre univers loin de là, il y avait la médecine chinoise qui était un autre monde totalement fermé dont personne avait accès. On a découvert des écrits datant de 5000 av. J.C. qui faisait état de l’utilisation de plantes médicinales.

Pytagore au 6e siècle av. J.C. a aussi écrit sur les plantes médicinales et Hypocrate en 460 av. J.C. a fait le code d’honneur des médecins et amené plus de balises dans le monde médical. Il a écrit le Corpus Hippocraticum qui est une base très utilisée par les naturopathes aujourd’hui. Tout ce savoir était beaucoup concentré à Alexandrie, à Athènes, à Rome et à Byzance, puisque les habitants de ces villes avaient plus accès à l’éducation, transmis oralement par nos grands penseurs, tel Platon.

Fast Forward à l’an 1000 après J.C., quand on a ouvert la première école de médecine en Italie. Et devinez ce que les médecins y apprenaient? L’utilisation des plantes médicinales!  La Tylenol n’existait pas encore alors ce sont les plantes qui faisaient la job 😛

Évidemment, les explorateurs ont également ramené beaucoup de plantes et de connaissances des Aborigènes durant leurs voyages en Amérique. Ça a été une révolution parce qu’on réalisait qu’il se passait bien d’autres choses ailleurs.

Au 16e siècle, a été développé la théorie des signatures : « Tout ce que la nature crée, elle le forme à l’image de la vertu cachée qui est en elle. » Ainsi, la plante, sa couleur, sa forme, l’endroit où elle pousse, la hauteur, le moment où elle pousse, tout ça est un signe de ce qu’elle peut faire. De la vertu qu’elle cache en elle. Par exemple, une branche de sapin, par la couleur et la façon dont les épines sont placées, quand ça pousse, quand ça bourgeonne, ce que ça sent, comment l’arbre se développe et la forme qu’il a; un regard développé pourrait reconnaître que cette plante pourrait avoir un effet sur le système respiratoire. La feuille du gingembre sauvage est en forme de cœur; il agit notamment sur le système cardio-vasculaire et la circulation. La théorie des signatures, c’est donc de développer son sens du regard pour essayer de comprendre en quoi la plante peut m’aider. La tige de prêle rappelle la colonne vertébrale et est considérée efficace pour le mal de dos. Le ginseng ressemblant à un corps se terminant par un phallus est justement considéré comme étant un aphrodisiaque puissant!

 

Au 19e siècle, tout près de nous aujourd’hui, on veut vraiment isoler les principes actifs des plantes par des procédés chimiques. (Par exemple, on fait la morphine et la codéine avec l’opium!). Ce monde était maintenant réservé à une certaine élite, ceux qui étaient éduqués, riches ou appartenant à certaines familles, puisque ces procédés chimiques demandaient un niveau d’éducation, de connaissances et des équipements dispendieux.

Quel a été le résultat de cette quête d’isoler les principes actifs des plantes et de créer des médicaments chimiques? On commence à vouloir faire la chasse aux sorcières! On va amener énormément de discrédit sur toutes les femmes et hommes guérisseurs. Durant l’Inquisition, de l’Angleterre à l’Allemagne, il y aurait plus de 9 millions de personnes qui a ont été tués dans cette pseudo chasse aux sorcières, dont 80% étaient des femmes. On voulait vraiment établir la profession médicale, alors moindrement que tu avais un peu de connaissance des plantes, c’était trop dangereux pour la médecine « moderne », alors on te faisait la job! Ainsi, beaucoup de tradition et de savoir ont été perdus durant ces années sombres puisque c’était la médecine du peuple, la médecine des pauvres qui se transmettait souvent oralement de génération en génération. Nos arrières-arrières grand-mères avaient cette connaissance mais celle-ci a été évidemment discréditée et tranquillement oubliée au cours des 19e et 20e siècle. On évitait d’en parler parce que c’était de plus en plus mal vu. Ça a aussi été très difficile pour les sages-femmes puisque tout ce qui touchait la périnatalité était désormais réservé aux hommes. D’ailleurs, encore aujourd’hui, l’idée d’une sage-femme nous semble totalement désuet. Tout ce qui est médecine naturelle a encore mauvaise réputation, ce qui ne fait aucun sens. On a encore du mal à avoir la foi en ces fameuses recettes de grand-mère qui sont souvent ridiculisées.

 

L’herboristerie n’a pas d’histoire. L’herboristerie fait partie de toute l’histoire, de toutes les cultures, de partout à travers le monde! C’est si triste que ces pratiques se sont perdues. Alors personnellement, je présume que mon rôle contemporain en tant que future naturopathe-herboriste, c’est de redonner ses lettres de noblesse aux plantes qui constituent une médecine universelle, disponible, efficace et qui ne coûte pratiquement rien. Elle se trouve la plupart du temps dans nos frigos, sur nos tablettes ou tout simplement dans notre jardin. Elle se trouve souvent sous notre nez mais les gens ne s’en rendent pas compte parce qu’ils ont perdu cette connaissance. Celle-ci fait pourtant partie de notre ADN parce que nos ancêtres possédaient déjà ce savoir. Instinctivement, nous savons, c’est tout simplement que nous avons oublié! Mais sans s’en rendre compte, on va souvent être attirés par des aliments qui nous feront du bien dans telle ou telle situation. Le but c’est vraiment de réveiller notre savoir dormant!

Les animaux eux connaissent les plantes de façon instinctive. Ils seront poussés vers les plantes qui vont guérir leurs blessures et même prévenir des maladies. Les chimpanzés, par exemple, vont reconnaître et utiliser certaines plantes pour soigner leurs parasites.

 

Revenons à mon fameux cours du samedi 7 octobre à Bromont chez Fleuravie Herboristerie où nous allions faire l’identification de plantes, la cueillette de racines et de la transformation. Au tout début de la journée, Manon, ma prof, nous a dit d’aller se promener dans les jardins simplement pour se familiariser avec les différentes plantes, voir celles qui nous parlent d’avantage, celles qui nous attirent. Se laisser aller à ce que les plantes peuvent bien avoir à nous dire ou nous offrir. Et ben…. Les plantes nous parlent asteur, on aura tout vu! Je sais bien au fond de moi par contre que les plantes font partie du Grand Tout, de l’Intelligence Universelle et qu’elles ont une grande conscience. Alors si je prête l’oreille, si j’ouvre vraiment ma conscience, que j’enlève mes blocages et je me laisse guider vers la plante qui m’attire le plus, peut-être que celle-ci aura quelque chose à m’offrir!

 

Je disais tout à l’heure que je n’ai pas la richesse du temps en ce moment. En fait, ça fait un bon moment que je brûle la chandelle par les deux bouts et que je ne prends pas beaucoup de temps pour me reposer. J’ai tout le temps travaillé à contrat, et dans mon milieu, ça a quelque chose d’assez insécurisant alors on courre d’un bord et de l’autre à longueur de semaine : un contrat ici, un tournage là, un meeting ici pour tel projet, un enregistrement, préparer une émission, une chronique, apprendre le texte d’une audition entre tout ça, aller passer la dite audition, aller à mes cours, étudier et me taper la route Sorel-Montréal là-dedans, plusieurs fois par semaine! Ça m’en fait beaucoup sur les épaules parfois et c’est lourd… Mais avec moi, c’est souvent tout ou rien. Je suis une extrémiste et j’ai seulement deux vitesses : slow Motion ou 200 milles à l’heure!

 

Ce pourquoi il y a quelques années, j’ai développé certains problèmes de santé, notamment de fatigue chronique, des problèmes de digestion et de glandes surrénales qui sont à plat, ce qui fait que mon système immunitaire s’est affaibli et que j’ai beaucoup de mal avec le métabolisme des sucres. Pour ceux dans mon entourage qui se demandent pourquoi je ne bois jamais d’alcool ou que je ne mange aucun sucre, ben voilà! Pour moi, le sucre et plusieurs autres aliments amènent beaucoup d’inflammation dans mon système. Je mange des fruits évidemment, mais si j’en mange trop (des fois je me laisse emporter dans ma ration de fruit quotidienne et je fais rire de moi parce que je peux manger 7 – 8 bananes dans une seule journée!  Je vous le dis, je suis une extrémiste…), je peux me mettre à avoir des tremblements, bouffées de chaleurs, des sueurs et malaise une heure plus tard. Les glandes surrénales peuvent en prendre pendant longtemps mais un moment donné, trop c’est trop! Des périodes de grandes fatigues et de stress prolongés peuvent entraîner une élévation chronique du taux de cortisol (hormone du stress) jusqu’à l’épuisement des glandes surrénales qui entraîne ensuite une diminution du niveau de cortisol et de certaines hormones.  S’en suit différents problèmes de santé et dans mon cas, ce fut les troubles digestifs, intolérances alimentaires, inflammation, hypoglycémie, système immunitaire faible, malabsorption et un appétit insatiable! Demandez à mon entourage, vous n’avez pas la moindre idée de la quantité de nourriture que je peux ingérer en une seule journée! C’est impressionnant…

 

Bref, en sortant dans le jardin, je me suis directement dirigée vers un petit carré de jardin à part où il y avait une roue de médecine. Je n’ai même pas eu à explorer, à chercher, à magasiner, à inspecter à « scéner », je me suis dirigée tout de suite vers une plante en particulier avec de belles petites fleurs en étoiles bleues, disposées en grappes. Les fleurs qui n’étaient pas ouvertes encore avaient l’air de petites cloches qui pendouillaient. Je ne démordais pas de cette plante, c’était ELLE la mienne. MA préférée! C’était ELLE qui me parlait, si on peut dire. J’étais persuadée en fait que cette plante avait des vertus particulières spécifiques pour mes soucis de santé. Il n’y avait aucun doute.

 

Un peu plus tard, lorsque tout le groupe s’est retrouvé avec Manon où elle nous présentait les différentes plantes, nous sommes enfin arrivés à MA plante. La BOURRACHE! C’était le nom de ma plante. Alors évidemment je demande à Manon quelles sont les propriétés spécifiques de la bourrache? « C’est pour quand on a trop bourraché! ». Hein? Trop bourraché? Ça veut rien dire ça! « Regarde ses fleurs pendent vers le bas, comme si elles étaient épuisées. Quand le système est épuisé et en fatigue chronique, la bourrache va aider à soutenir et tonifier les glandes surrénales… »

Eeeeeeee wow….! Je ne suis pas vraiment du genre à croire au hasard… Comme dirait Einstein : « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. » Et là Dieu s’est manifesté sous forme de Bourrache! 😛 J’ai mangé quelques fleurs de bourrache qui ont un goût intéressant, s’apparentant au concombre. Ça serait bon dans une salade en plus d’y ajouter une belle couleur bleue! À la fin de la journée, je me suis achetée une teinture mère de bourrache à la petite boutique, en ayant un nouveau respect pour les herboristes étant donné que nous avions creusé sous la pluie pour ramasser des racines coriaces et profondes des différentes plantes. Nous étions sales, mouillés et épuisés! Encouragez les herboristes les amis, leurs produits sont connectés avec l’Intelligence Universelle et récoltés à la sueur de leur front! Mon petit pot de teinture de bourrache à 20$ me semblait très peu payé pour tout l’effort que je percevais maintenant derrière. Je me suis gâtée avec pleins d’autres herbes et teintures. Je commence à vraiment prendre goût à mon ancienne vie de petite sorcière qui refait surface 🙂

 

Pourquoi récolter les racines à ce temps-ci de l’année? Parce que le cycle est rendu aux racines. À leur « peak » durant l’été, l’énergie et les propriétés sont plutôt vers le haut, vers les feuilles et les fleurs. Maintenant, à l’automne, l’énergie est redescendue vers les racines. C’est maintenant là que ce cachent toutes les vertus.

 

C’est bien vrai, les plantes nous parlent, je ne suis pas cinglée! Il nous reste juste à ouvrir notre esprit, enlever nos blocages, faire taire notre égo, prêter l’oreille et exprimer notre gratitude envers les plantes et leurs vertus précieuses!

M’a dire comme on dit, « Namasté ! »

 

Fame: l’audition la plus humiliante de toute ma vie!

Mais où est passé le Numéro 6?

« J’adore passer des auditions. C’est si agréable de jouer une scène ou chanter une chanson devant des juges qui t’évaluent et te comparent à d’autres, et surtout d’avoir 97% des chances d’être rejetée. C’est un bel exercice d’humilité. »

N’a jamais dit personne de toute l’histoire de l’humanité!

 

Pour ceux qui n’ont jamais passé d’audition, faites juste vous imaginer devoir passer une entrevue d’embauche pour chaque contrat que vous devez faire, et de revivre cette expérience comme un éternel recommencement! Non, non, on ne s’y habitue pas! En tous cas, pour moi, c’est toujours un stress à chaque fois et ce n’est jamais un moment très agréable. Mais nous les artistes masochistes, pour avoir le high ultime du moment où on se fait dire qu’on a obtenu un contrat suite à une audition, nous sommes près à vivre cette « torture » très régulièrement. Et j’exagère à peine! Un passage obligé. À moins de s’appeler Angelina Jolie.

 

« J’aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiissssssssssssste! Pour pouvoir faire des auditiooooooooooonnnnnnnnnnnnnnns! » NOT!!!!

 

Je ne suis pas du genre à parler des mes expériences négatives habituellement, j’essaie de mettre l’accent sur le positif dans ma vie. Je sais, je sais, j’ai l’air de chiâler en ce moment par rapport aux auditions, mais c’est pour mettre du piquant dans votre lecture 😛 J’ai fait un gros cheminement dans ma vie ces dernières années et j’ai dû travailler mon positivisme et de voir le verre à moitié plein, peu importe les circonstances extérieures. C’est un défi!

 

Mais quand j’ai raconté à deux de mes amis la mésaventure de mon audition pour la production de la comédie musicale Fame, ils étaient tellement crampés de rire que je me suis dit que ça valait la peine que j’écrive mon histoire…! Plutôt embarrassante, mais ça démontre justement que dans ce milieu, on ne vit pas que du glamour. On fait juste ne pas parler des moments comme celui là…

 

La veille au soir, j’avais entendu mon single jouer à la radio pour la première fois! Quelle joie intense!  Et le lendemain matin, je vie une humiliation totale…. Les montagnes russes du métier!

 

Bon voilà, il y a quelques semaines, il y a eu un « open call » pour soumettre sa candidature pour la nouvelle comédie musicale de Juste Pour Rire, Fame, mis en scène par Serge Postigo, bien sûr! J’ai reçu un appel de mon agente me demandant si je souhaitais qu’elle me soumette pour ce casting. J’ai dit avec désinvolture et un total détachement « Oui, pourquoi pas! » J’avais plus une curiosité perverse de voir si on me choisirait plutôt qu’un réel espoir de faire partie de cette production. J’aurais aimé bien évidemment… Mais je ne suis pas vraiment une comédienne de théâtre musical. Et je ne suis pas danseuse. J’ai longtemps dansé et fait des chorégraphies quand je chantais dans des groupes de top 40 en Asie durant 4 ans. On devait chanter tout en faisant des chorégraphies, mais ça restait quand même des mouvements de danses simples.   Pas des sauts arabesques, des pirouettes ou des ballonnés. J’ai aussi déjà fait du théâtre d’été avec Joël Denis au Théâtre de Marieville.  Nous chantions et dansions, mais ça restait des pas de danse très basic.  Mon agente, a ainsi fait ma soumission avec ma photo, CV, démo de chant et vidéo.

 

Quelques semaines plus tard, elle reçoit un courriel me félicitant parce que j’étais choisie pour passer l’audition de danse la semaine suivante. « Eeeeeeeee? Audition de danse? » Que je demande à mon agente. « Tu sais que je ne suis pas une danseuse professionnelle, je ne vais pas aller me ridiculiser là-bas« . Elle s’est alors renseignée et c’était une audition de danse ET de chant, alors probablement qu’on devait apprendre une simple chorégraphie et ensuite on devait chanter une chanson de notre choix. J’étais hésitante parce que je n’avais pas envie d’aller me planter à l’audition. Dans ce milieu, ce n’est pas seulement d’obtenir un rôle, c’est aussi de faire de bonnes auditions parce que si tu manques ton coup, souvent les directeurs de casting ne te rappellent plus! Mon agente m’a rassurée en me disant que ce n’était pas les directeurs de casting habituels qui s’occupent du casting des pubs, téléséries et films québécois, alors il n’y avait pas de risque. « Vas-y! Va t’amuser! On sait jamais! S’ils t’ont demandée en audition, ils doivent savoir ce qu’ils font. C’est pas comme si on a envoyé un démo de danse ou quoi que ce soit…! AMUSE-TOI! »

 

« Amuse-toi!« , ça c’est le mot d’ordre que tout le monde te répète tout le temps quand tu t’en vas passer une audition. M’AMUSER????? Comment je pourrais m’amuser à passer une audition? Qui aime les auditions? C’est souvent ne pas dormir de la nuit la veille, stresser, angoisser, prendre du temps qu’on n’a pas pour apprendre le texte et se pratiquer pendant des jours sans garantie d’avoir quoi que ce soit en échange. Pour moi il n’y a rien d’amusant là-dedans! Si des artistes me lisent et aiment passer des auditions, SVP, écrivez-moi, je veux vous interviewer et connaître vos trucs! Je déteste les auditions même en étant bien préparée, même quand je me suis payée un coaching privé pour réviser la scène et bâtir mon personnage et que je connais le texte à l’endroit et à l’envers sur le bout de mes doigts! Imagine quand il s’agit d’une audition de danse, que tu n’es pas danseuse et que tu n’as aucune idée de comment ça va se passer!

 

J’en ai parlé à mon bon ami aussi qui a étudié en théâtre musical et un autre ami qui fait partie de la production Footloose et qui a donc passé par ce processus d’audition également. Le premier m’a dit que c’était toute une chance que j’avais d’être sélectionnée pour l’audition de Fame et qu’il connaissait beaucoup de comédiens de théâtre musical qui avait soumis leur candidature et n’avait pas été choisis. C’était une grande opportunité et s’ils m’avaient demandée en audition, ils devaient voir quelque chose en moi. « Ils savent ce qu’ils font ces productions là! Vas-y avec confiance!« .

 

Mon ami de Footloose m’a rassurée en me disant que le casting voulait sûrement juste savoir si on savait danser sans avoir l’air maladroit. Que ce n’était pas nécessairement une audition pour danseur professionnel. Une chorégraphie « basic« . Surtout qu’il y avait une partie de chant également dans le processus d’audition. Ils voulaient sûrement plus des chanteurs.

 

Alors tout ce beau monde là m’a boosté à block et j’ai pris la décision d’aller à l’audition. Ça sera une expérience au pire, je suis sûre que je vais en retirer quelque chose. J’ai absolument rien à perdre, n’est-ce pas? À part mon temps évidemment….

 

Ce matin là, je devais me rendre à l’audition à Montréal pour 9h00. Étant donné que je demeure à Sorel-Tracy, j’ai dû partir deux heures d’avance pour être certaine d’être à l’heure à cause du trafic. Je me suis réveillée à 4h30 du matin! Je ne pouvais plus dormir! Alors j’ai pu me préparer tranquillement et essayer de me mettre belle dans mon kit sport. Qu’est-ce que les filles mettent pour passer une audition de danse? J’en avais aucune idée! J’ai enfilé un pantalon de yoga et une camisole noire très simple.

 

Je suis arrivée là à 9h00 pile! Pour moi, c’est être en retard! Être à l’heure, c’est être là 15 minutes d’avance. La vision d’horreur que j’ai eu quand je suis arrivée au studio de danse où avait lieu l’audition: une centaine de filles dans leur p’tit kit « Flash Dance » des années 80, toutes autour de 16 – 25 ans, certaines accompagnées de leur mère. J’aurais certainement pu être la mère de plusieurs d’entre elles! Certaines attendaient en ligne pour l’enregistrement et d’autres faisaient leurs étirements dans tous les recoins de la réception et des corridors. De toute évidence, elles étaient toutes des danseuses professionnelles… On aurait dit que je venais d’entrer dans la salle d’audition de Cats ou des Misérables à Broadway. Imaginez les scènes de film quand on voit une danseuse fébrile et intimidée qui s’en va faire une audition de danse importante. Ça avait l’air de ça, je me serais vraiment crue dans un film! Je ne connaissais personne en plus; habituellement dans les auditions à Montréal, tout le monde se connait. Là, évidemment, je pénétrais un monde inconnu; le monde de la danse…

 

J’ai failli quitter immédiatement. Mais je ne voulais pas me laisser intimider et abandonner, je voulais aller au bout du processus et laisser ma peur et mon égo de côté. Vas-y Amélie, soit forte et amuse-toi! Eille, même ma tête me disait ça! Amuse-toi! J’ai rien à perdre, je ne connais personne de toutes façons. Alors même si j’apprends la chorégraphie et que je suis un peu maladroite, je vais me perdre dans la foule et ça passera dans du beurre. Parce que c’est comme ça que ça se passe: on apprend toutes la chorégraphie et on performe tout le monde ensemble devant les juges (comme on voit dans les films!) et ensuite les juges coupent quelques filles et celles qui sont sélectionnées vont rester dans l’après-midi pour l’audition de chant. Ça aurait été bien qu’on commence par le chant, j’aurais peut-être eu une chance…. Là je savais d’avance que mes chances étaient nulles.

 

À l’inscription, il fallait signer un release, une cessation de droit qui permettait à Juste Pour Rire de filmer le processus d’audition et d’utiliser les images à leur guise. Moment de panique… Ok… je suis peut-être prête à piler sur mon orgueil et me planter solide dans l’anonymat… Mais certainement pas dans une émission d’envergure qui aurait pu être présentée à TVA après la Voix un dimanche soir, qui sait! Je me suis rassurée en me disant qu’il était rare au Québec qu’on utilise des extraits vidéos pour ridiculiser les gens…. Ils montreraient sûrement les bons moments et non pas une fille qui fait une folle d’elle-même. Bref, j’ai signé le putain de release. Avais-je vraiment le choix? Oui en fait, j’aurais pu quitter tout simplement! Et j’aurais DÛ quitter! Mais quelque chose m’y empêchait! Va savoir!  Une vilaine curiosité morbide m’habitait.

 

On m’a remis le #6 sur une possibilité de 1 à 100 environ. Nous étions classées en ordre alphabétique avec notre prénom… Non mais quand est-ce que ça arrive ça??? Tu m’aurais demandé quel chiffre que je ne voudrais pas avoir de 1 à 100, je t’aurais dit le 6. J’étais à un chiffre du 7! Mais non… 6! J’aurais dû savoir tout de suite que c’était de mauvais augure. Encore une fois, j’ai pensé quitter, mais mon désir de vouloir aller au bout et de ne pas abandonner a pris le dessus et je me suis dit: « Voyons Amélie, ressaisis-toi, c’est juste un chiffre!… Allez, va t’amuser!« .

 

**Note à moi-même: ce genre de faux positivisme et d’acharnement est absolument ridicule.

 

Après l’enregistrement, je me suis assise pour attendre que le processus d’audition débute. Sur environ 100 filles, j’étais la seule assise qui ne faisait rien. Elles étaient toutes en train de s’étirer partout, partager entre elles, se dire « Je me demande s’ils vont y aller dans un style plus contemporain ou plus trip hop méga dou-bi-dou-hop. » Un genre de langage de danseuse auquel je n’avais pas accès. Ah ce que j’étais bien et que je me sentais à ma place!!! Je crois que j’aurais préféré subir une colonoscopie! Pourquoi je ne suis pas partie immédiatement relève encore du mystère.

 

Nous avons attendu durant une bonne heure et demie. En fait, je devrais plutôt dire, J’AI attendu, parce que toutes les autres filles semblaient bien occupées à faire leur étirements et réchauffements avec la barre… Elles ne semblaient jamais avoir terminé, c’était un réchauffement infini. Et moi, je me sentais ridicule alors j’ai fait quelques petits étirements, quelques petites poses de yoga pour faire semblant que j’étais à l’aise, que je savais ce que je faisais et que j’étais dans le coup moi aussi! Et en espérant faire passer le temps! J’aurais pu m’étirer pendant 6 heures, je n’aurais pas eu plus de talent en danse soudainement! C’est là que j’ai vu le sérieux de cette audition et le pétrin dans lequel j’étais. Je pense que cette petite curiosité perverse aussi m’empêchait de juste prendre mes clics et mes claques et déguerpir! En même temps, je n’avais jamais quitté une audition comme ça… Ça se fais-tu ça???

 

Un moment donné, j’ai abandonné ma volonté de vouloir « fiter » dans le décor et je me suis juste assise avec mon téléphone à faire défiler mon fil d’actualité de Facebook et texter mon désespoir à mon chum. Fais de ton mieux, tant qu’à être là! qu’il m’a texté. Justement j’étais là! Je m’étais levée à 4h30 du matin, j’avais fait 2 heures de route prise dans le trafic et on m’avait sélectionnée pour participer à cette audition, il devait bien y avoir une raison!

 

Serge Postigo et des juges ou du monde de la production sont arrivés et nous on fait rassembler dans une grande salle. Ils devaient parler anglais et français parce que beaucoup de filles étaient venues de Toronto pour l’audition. Serge a fait un petit speech sur le fait que si nous étions là aujourd’hui, c’est qu’il savait que nous avions toutes les capacités techniques de faire la job (ah bon?). Mais ce qu’il voulait aujourd’hui, c’était pas juste des belles stépettes parfaitement exécutées, NON! Il voulait voir des corps qui lui parlent. Je veux que vous me parliez, que vous me transmettiez des émotions avec votre corps! J’étais au point de juste vouloir être capable de reproduire les mouvements et de m’en rappeler sans avoir l’air ridicule… On s’entend que j’étais loin de pouvoir exprimer quoi que ce soit avec mon corps à part l’insécurité, la peur et la maladresse! Je me répétais: Amélie, ça va aller, tu te mettras en arrière complètement, on te verra moins et les filles seront tellement préoccupées par leur propre audition qu’elles ne te remarqueront même pas. Lâche pas, au pire tu vas apprendre des pas de danse aujourd’hui, ça sera un petit cours de danse gratuit, ça ne peut pas te nuire! Amuse-toi!

 

J’avais tellement hâte que ça se termine par contre, c’était pratiquement une torture! Pourtant, je n’ai habituellement aucune tendance masochiste!  Après son speech, Serge Postigo annonça que nous allions commencer à apprendre la chorégraphie, mais juste avant, il voulait qu’on se mette toutes le long du mur, en ordre de numéro et qu’on passe une par une devant les juges, juste pour faire un petit solo. Ça avait l’air totalement banal pour lui: Passez rapidement, faites votre solo et laissez la place, faites un roulement rapide.

 

EEEEEEEE PARDON? Un solo???? J’ai demandé à Madame Numéro 5 avant moi: « Est-ce qu’il fallait préparer un solo??? » Et Numéro 5 de répondre: Non, non, je pense qu’il veut juste dire du freestyle. AU SECOURS!!!!!! Freestyle??? Pour moi le freestyle c’est comme on danse dans une boîte de nuit et j’ai vraiment pas l’impression que c’est ce freestyle dont on parle ici!!! J’avais peu de temps pour réagir, j’étais la Numéro 6!!! C’est pas comme si j’avais été Numéro 86 et que j’aurais eu le temps d’observer ce qui se passe et ce que les autres filles font. J’ai pensé rapidement: Si j’étais seule avec les juges, je n’aurais même pas été gênée de me présenter devant eux de leur expliquer qu’il y a sûrement eu une erreur, que je ne suis pas danseuse professionnelle, que je suis avant tout une chanteuse et une comédienne. Que je sais danser mais sans plus. Je ne suis pas en mesure d’excécuter quelques stépettes freestyle. Et en profiter pour leur demander par le fait même… QU’EST-CE QUE JE FAISAIS ICI? POURQUOI VOUS M’AVEZ FAIT VENIR??? Mais là, j’étais avec 99 autres filles alignées une à une tout le long des murs de la pièce. Il m’est traversé l’esprit de faire mon petit speech devant les juges même avec toutes les filles dans la salle…. Mais après je me suis raisonnée et je me suis dit que ça n’avait aucun sens. Je voulais bien piler sur mon orgueil, mais il y avait des limites. J’avais beau ne pas connaître personne dans la salle, je savais que l’humiliation était imminente. Il fallait que je fasse un choix et j’ai fait le choix de la petite humiliation plutôt que la grande. Au moment où la Numéro 1 s’apprêtait à aller faire son solo, j’ai longé toutes les filles le long du mur, sans regarder personne dans les yeux en direction de la porte. L’ultime walk of shame! Je suis sortie de la salle, j’ai traversé la réception sans regarder personne encore là, j’ai pris mes choses et je suis partie!

 

Ça a peut-être eu l’air que la Numéro 6 était tellement stressée qu’elle a dû aller aux toilettes. Par contre, elle n’est jamais revenue. J’aurais été curieuse de voir la tête des autres quand je suis partie. Mais évidemment je n’ai rien vu, c’était trop humiliant.

 

Arrivée en territoire réconfortant dans ma voiture, j’ai appelé mon agente pour lui expliquer la situation, au cas où que quelqu’un du casting l’appelle. Elle m’a très bien comprise et elle était aussi mystifiée que moi à savoir pourquoi on m’avait convoquée à cette audition. Est-ce que mon dossier s’est retrouvé là par erreur? Est-ce que quelqu’un quelque part a assumé que j’étais une danseuse professionnelle? J’ai décidé de ne pas être fâchée contre personne et de seulement en rire! Parce que sur le coup, c’était très embarrassant, mais avec le recul, je trouve ça plutôt drôle. Mon agente m’a dit que si jamais elle me soumettait pour un autre casting de comédie musicale un jour, elle préciserait que je suis d’abord comédienne et chanteuse et que je suis capable de suivre une chorégraphie, que je me débrouille, mais que je suis loin d’être une danseuse professionnelle! De mon côté, il se peut très bien que je prenne ma retraite des auditions de comédie musicale!  Quelle belle carrière j’ai eu…

 

J’étais un peu fâchée d’avoir perdu mon temps et d’avoir subi du stress inutile, mais je pense que cette galère aura quand même servi à quelque chose….. Je crois que je ne pourrais pas vivre pire… J’ai deux auditions la semaine prochaine, et j’ai presque hâte! Je vais bien me préparer et je vais me sentir plus en confiance que jamais quand j’entrerai dans la salle d’audition. Je vais me sentir à ma place!  Et je vais me répéter: Allez Amélie, amuse toi!  Qui sait si ça ne fonctionne pas cette fois…

La première fois… j’entends ma toune à la radio!!!

Et oui, c’est ce soir que ça se passe… Ma première chronique à la radio, EVER!

« Amélie Paul Sur La Route » à La Passion Musicale CJMD 96,9 FM Lévis (***dit avec un ton d’animateur de radio!) LOL

J’ai fait de l’animation télé, du théâtre, de l’acting, du chant, de la danse, du modeling (dans mes jeunes années! LOL), je lis même des nouvelles avec un téléprompteur à TV Laval (ça aussi, c’est une nouvelle corde à mon arc! C’est vraiment l’année des nouveautés!), mais je ne me suis jamais aventurée en radio, à part pour quelques entrevues il y a longtemps. Je ne boudais pas ce médium, mais on ne m’avait simplement jamais offert l’opportunité. Alors c’est ce soir que ça se passe! Ainsi que tous les mercredis soir autour de 22h30.

En direct au volant de ma voiture (ben oui, je vais être sur le main libre!), je serai sur le chemin du retour de mon cours de Naturopathie à Montréal qui se termine à 21h30, en direction de Sorel-Tracy Beach! Au moment de la chronique, je serai probablement quelque part sur la merveilleuse autoroute 30 ou peut-être déjà arrivée chez moi si j’ai particulièrement le pied pesant ce soir là… Au menu; tout ce qui se passe à Montréal! Événements, musique, artistes à surveiller… J’ai pas mal carte blanche et j’aime ça!

Mais comme si ce n’était pas assez, parce que je suis quand même excitée de ce baptême de la radio et même mon baptême de chroniqueuse (j’ai toujours été l’animatrice, celle qui pose les questions aux chroniqueurs!), je vais vivre une autre grande première ce soir: mon premier single en français « Dernière Chance » sera diffusé à l’émission après ma chronique et ça sera la première fois de ma vie que j’entendrai une de mes chansons à la radio! C’est vraiment très excitant et tous les artistes qui me lisent en ce moment doivent comprendre à quel point c’est un moment pour moi!

Je vie ça quand même assez sereinement puisque c’est comme une continuation logique des différentes étapes que j’ai vécues sur ce merveilleux chemin du show business! Pas évident comme domaine, je pense qu’il faut être un peu cinglé et très têtu pour s’y aventurer et surtout, persévérer. J’ai longtemps oeuvré au sein d’un groupe métal qui s’appelait Mythical Number. Nous avons lancé un album qui a eu un certain succès sur la scène underground montréalaise, mais bien sûr, nous étions boudés par les radios parce que notre musique était trop heavy pour le grand public. Je comprenais tout à fait par contre! Même si je qualifiais notre musique de pop-métal-rock avec des mélodies et musiques très accessibles, je savais que ce n’était pas du tout le genre des radios. En plus que c’était en anglais! Nous partions déjà à reculons! Les radios québécoises ont un quota de musique francophone à respecter et pour la musique anglophone qu’ils peuvent diffuser, ils vont prioriser les mégas hits de Rihanna et Lady Gaga plutôt qu’une gang de « No Name ».

Mais la chanson que vous allez entendre ce soir, Dernière Chance, j’ai eu du mal à la faire accepter bien qu’elle soit en français et plutôt accrocheuse (sans fausse modestie :P), parce que c’est une chanson rock, avec des guitares un peu old school et un style à la « Marie-Mai ». On me disait: « On a assez d’une Marie-Mai au Québec et le rock ça ne fonctionne plus ». La chanson a d’ailleurs été réalisée par Luc Tellier qui a notamment travaillé avec… Marie-Mai… Diantre! Dur de ce détacher de ce son… Il me semble que ça ne ressemble pas du tout, mais je ne dois pas être très objective…

Voilà sur quoi je me suis rivée… Mais moi j’aime ça le rock, bon! Je suis ouverte à faire différents styles, mais je serai toujours une rockeuse dans l’âme je crois. Et selon moi, le rock est un style intemporel qui ne se démode pas. Bon, je ne suis pas sûre que les radios sont d’accord avec moi… Bref! lol

Alors voilà, je vous encourage à écouter ce soir vers 22h30; vous pouvez écouter le poste en direct sur 969fm.ca/en-direct. Et merci 1000 fois à Alain Perron qui a trippé sur la toune et qui a tout de suite accepté de la diffuser!

Et si vous la manquez ce soir, ne vous en faites pas, ça ne sera pas votre « Dernière Chance ».

Ben ROCK ON, comme on dit 😛

Question étrange: Quelle est ma relation avec le vivant???

Au début septembre, j’ai commencé ma 3e année d’étude en Naturopathie au Collège de Naturopathie Christian Limoges à Montréal. Durant les deux premières années, nous avons étudié l’anatomie et la naturopathie (comment rétablir la santé et l’équilibre du corps de façon naturelle et surtout par l’alimentation) en profondeur et pour notre troisième année, nous allons étudier et pratiquer l’herboristerie. Une année qui sera des plus intéressantes mais qui semble bien étoffée!  « Amélie, allume tes lumière pi met les sué hautes! » comme on dit! À la fin de l’année, je vais connaître sur le bout de mes doigts un minimum de 100 plantes médicinales! Je serai prête à faire feu! Une vraie petite sorcière. Bref, là où je m’en vais avec mes skis, c’est que dès le premier cours, ma prof nous a demandé un devoir de deux pages sur: « Quel est ma relation avec le vivant? » Sa seule explication: « Ça doit être très intuitif, c’est une question de ressenti. »

Ouin…. ça commence bien! Il n’y a pas vraiment de bonnes ou de mauvaise réponse à ce petit devoir. Alors j’ai simplement décidé d’y aller avec la première chose qui me venait à l’esprit… J’ai pensé le publier ici, pourquoi pas! J’ai quand une relation un peu rock n roll avec le vivant…

Quel est ma relation avec le vivant?

Ça peut sembler étrange, mais j’ai un lien mitigé avec le vivant. Qu’on me comprenne bien; ce n’est pas comme si j’avais quoi que ce soit contre le vivant et que j’avais un penchant pour la mort! Mais j’ai un tempérament extrémiste et quand j’embarque dans quelque chose, j’y vais tellement à fond que je deviens une perfectionniste et puriste à l’extrême. C’est sûrement mon petit côté Vierge. Bref, quand je me suis mise à m’intéresser à la Naturopathie et à comment soigner le corps de façon naturelle, je suis entrée à fond dans l’alimentation vivante. Ça faisait déjà plusieurs années que j’étais végétarienne et ensuite végane. Pour moi, il ne faisait aucun sens de tuer des êtres vivants sans défense pour m’alimenter alors que j’avais pleins d’autres options qui ne nécessitaient aucune cruauté! Mais je pouvais dire que j’étais dans le « junk vegan », mangeant toujours beaucoup de sucre. Et est-ce que l’alcool c’est vegan? Parce que j’ai connu une époque où j’étais pas mal « sul party »: « Sex, Drug & Rock n Roll », comme on dit! En fait, je dirais plutôt « Party, Flirt, Alcohol & Rock n Roll ». À cause de mon mode de vie dénaturé et qui dépassait les capacités d’adaptation de mon corps, j’ai développé des problèmes de santé chroniques qui m’ont obligée à changer ma vie drastiquement sur tous les points. J’ai pratiquement tout coupé du jour au lendemain: sucre, alcool, gluten, soya, maïs. Tout ce qui me causait des problèmes digestifs, de candida, de parasites, d’inflammation ou de surdéveloppement bactérien. J’avais tout un cocktail de symptômes « mystérieux ». Évidemment, je ne mangeais déjà aucun produits animaux, alors ma palette alimentaire était de plus en plus restrictive, ce qui, je crois, me rendait de plus en plus déminéralisée, maigre et malade.

La médecine traditionnelle ne faisait rien pour m’aider, on ne faisait que se renvoyer la balle de spécialiste en spécialiste alors que moi je souffrais en silence. C’est là que j’ai pris conscience du fait que cette « maladie » n’était pas vraiment une maladie mais plutôt différents symptômes et que j’allais devoir m’informer moi-même sur la cause réelle, étudier, lire, butiner dans les médecines alternatives, la psychologie, apprendre sur les plantes médicinales, etc.  Même les naturopathes, ostéopathes, acuponcteurs, psychothérapeutes, guérisseurs, chamans ne pouvaient rien pour moi. Il manquait juste l’exorciste! J’avais l’impression d’être seule au monde et que personne ne pouvait comprendre mes problèmes de santé. On aurait dit que j’étais l’exception à toutes les règles. Tout ce que j’apprenais dans mon cours de Naturopathie ne s’appliquait pas à moi! J’étais devenue obsédée: ma vie entière ne tournait qu’autour d’essayer des nouvelles techniques pour améliorer mon état de santé et pourtant, ma santé physique et psychologique ne faisait que se détériorer de jour en jour. Je crois que j’ai développé des problèmes psychologiques, qui étaient peut-être déjà là, latents, et qui ont pris racine avec ce désespoir de ma santé qui ne s’améliorait pas malgré tous mes efforts. Mes blessures de rejet ou de dépendance affective se sont manifestées dans un contrôle extrême de mon alimentation. Était-ce là une façon de retrouver un certain pouvoir sur ma vie? Je ne suis pas certaine. Je suis allée explorer des diètes extrêmes et j’en suis venue à apprendre beaucoup sur l’alimentation vivante. Je coupais de plus en plus de choses de mon alimentation jusqu’à basculer totalement dans le crudivorisme. J’ai adopté la diète « low fat raw vegan 80-10-10 » du Dr Douglas Graham. Pour moi, j’étais sur la bonne voie! Je m’alimentais exclusivement de vivant alors mes cellules allaient recevoir la meilleure nourriture, et elles allaient pouvoir se guérir! Durant 6 mois, j’ai mangé uniquement des fruits et des légumes crus. Rien d’autre! Sans gras! Je ne voudrais pas dire que le 80-10-10 est une mauvaise diète, mais probablement trop extrême pour la plupart et convient peut-être à 10% de la population (qui vit sous les tropiques sans doute!). Cette diète du vivant peut facilement basculer dans l’extrême pour des personnalités comme moi.

Je dois avouer que du côté spirituel, j’avais une meilleure connexion avec la nature: j’appréciais les marches en forêt, la contemplation, la méditation, le yoga, j’ai déménagé de la ville, il n’était pas question que je tue un insecte et je ne voulais même pas cueillir une fleur parce que j’avais l’impression de tuer la création divine! Je me sentais connectée à la Source mais j’avais perdu la connexion avec mon corps. Rien n’allait plus, je ne digérais plus rien, j’étais profondément carencée, déminéralisée, j’avais mal au ventre juste à boire une tisane! Je ne me permettais plus de petits plaisirs de la vie et je n’avais plus aucune vie sociale! Mais j’étais prête à tous les sacrifices pour aller mieux et ne plus souffrir 24 heures sur 24.

Après avoir fait un jeûne de 10 jours au Centre de Jeûne Val Santé à Rawdon (6 jours exclusivement à l’eau et 4 jours aux jus), j’ai eu des prises de conscience, je dirais pratiquement des messages divins, me disant que je devais revenir dans l’équilibre et la balance et que cet extrémisme vers « l’alimentation parfaite » ne me servait aucunement. Je devais réintroduire plus de diversité à mon alimentation, rétablir mon système digestif pour pouvoir mieux assimiler mes minéraux et faire en sorte que mon alimentation santé soit un choix et non une obligation vue la vulnérabilité de mon corps et de mon système immunitaire. Ça a été un long processus de un an avant de revenir à un semblant d’équilibre dans ma vie et de sentir mon retour sur le chemin de la santé. Je suis toujours fragile et je dois souvent me ramener à l’équilibre quand je suis portée à aller vers les extrêmes. Mais je suis aujourd’hui capable de manger un végé burger pour me gâter sans me sentir le lendemain comme si j’avais viré la brosse du siècle! Je peux me permettre des plaisirs et profiter de la vie, chose que je ne faisais plus depuis longtemps!

Enfin bref, ma relation avec le vivant c’est une relation de respect des plus… extrêmes!

Mes Affirmations Positives!

MES AFFIRMATIONS POSITIVES

Dans le dernier blog, je parlais de ma routine « Miracle Morning » et du fait que j’avais rajouté la lecture d’affirmations positives que je récitais après ma méditation et juste avant mon yoga.

J’ai pensé vous en écrire ici quelques unes pour vous inspirer et qui sait, rajouter à votre Miracle Morning. Ça me fait tout drôle de relire que je n’aimais pas le yoga, quand j’en suis maintenant devenue accroc! C’est vraiment un Miracle, c’est le cas de le dire! Le yoga me procure un tel bien-être le matin, j’en fais maintenant une heure par jour ou minimum 30 minutes. Si j’en trouve le courage, j’en fais même parfois avant de me coucher. Le yoga chamboule mon existence et contribue même à me remettre en question puisque je songe parfois à aller suivre des cours de perfectionnement et peut-être aller chercher ma formation d’enseignante de yoga un jour. Je dois remettre un peu d’ordre dans mes pensées pour ne pas trop m’éparpiller, mais c’est quelque chose auquel je songe. Avec mes cours de naturopathie qui prennent beaucoup de mon temps et je ne peux partir n’importe quand puisque j’ai des examens et tout… Mais je trouverai bien un moyen. En l’écrivant ici, peut-être que ça renforcira mon désir et aidera à le matérialiser. Ça reste à suivre…

Alors si nous revenions à nos affirmations. Vous pouvez bien sûre les adapter à vos rêves et objectifs, mais ça pourra peut-être vous inspirer. J’ai aussi écrit mes objectifs pour 2017 que je relis tous les jours et je fais des mises à jours parce que j’ai régulièrement des nouveaux rêves et nouveaux buts qui font surface. Ne vous limitez pas, vous n’avez pas nécessairement à écrire seulement les objectifs qui sont « réalistes » dans votre tête. Soyez fou!

Voici quelques uns de mes objectifs 2017. Il y en a certains que je préfère conserver dans mon jardin secret :

– Étudier l’Ayurveda en Inde durant un mois
– Faire une formation à Bali pour enseigner le yoga
– Avoir une Mercedes VUS blanche
– Avoir un premier rôle dans une série québécoise
– Enregistrer un nouvel album à succès
– Faire des spectacles partout dans le monde
– Animer ma propre émission de santé/voyage
– Atteindre la santé parfaite physiquement, émotionnellement, psychologiquement et spirituellement
– Avoir un corps de rêve du genre fitness model!
– Publier un livre
– Fonder un Méga Centre Santé
– Réaliser un bon démo de jeu
– Courir un 10 km
– Apprendre une 3e langue
– Donner plus, être au service
– Me débarrasser du superflu, minimiser et garder juste l’essentiel
– Passer plus de temps avec ma famille et les gens que j’aime
– Avoir ma propre gamme de super-aliments et produits santé de qualité et savoureux.
– Produire un Vlog à succès 😛

Ce ne sont que des exemples mais vous pouvez être fous! Ne vous limitez pas, il n’y a que votre propre mental qui vous limite. Bien sûr, votre degré de confiance que votre objectif va se réaliser peut varier d’un objectif à l’autre. Personnellement, je pense que j’ai beaucoup plus de chance de courir un 10 km que de fonder mon Méga Centre Santé. Mais il ne faut pas se limiter ainsi et plutôt avoir la foi que pour l’univers, il n’y a rien qui soit plus compliqué à matérialiser que d’autre. Il n’y a que nos pensées qui sont limitées.

Après avoir récité et mis à jour mes objectifs, je lis ma liste d’affirmations. Elles viennent de moi ou j’en ai pris un peu partout sur Internet (désolée de ne pas pouvoir écrire le crédit, je ne sais plus du tout ça vient d’où):

– Je suis connectée à mon MOI SUPÉRIEUR et je me réalise à un niveau extraordinaire.
– Je suis reconnaissante et heureuse pour chaque moment de ma vie qui est stimulante et équilibrée.
– Je me respecte en tout temps, je suis capable de m’affirmer et de prendre ma place, toujours dans la paix, l’amour et l’harmonie divine.
– Je suis toujours connectée à mon coeur, dans l’instant présent, dans le non-jugement, dans la pure joie d’Être.
– Je fais ce que j’aime et j’accomplis ma mission de vie. Je suis sur mon X dans toutes les facettes de ma vie. Je suis en paix.
– Je suis en parfaite santé, je vais chercher l’énergie de vie dans tous les aliments, l’eau, le soleil et l’air. Je suis vivante, énergique, positive, magnétique, chaleureuse et amicale et les gens ont envie d’être près de moi.
– Je m’accepte et je m’aime inconditionnellement maintenant.
– Mon attitude positive et mon enthousiasme sont contagieux.
– J’établis des objectifs que je suis en mesure d’accomplir. Je réussis tout ce que j’accomplis.
– Tout se passe à ma façon et fonctionne positivement pour moi.
– J’ai une très grande confiance et je sais que je suis une gagnante dans la vie.
– Je parle de mes convictions et croyances avec aisance et confiance.
– L’argent et l’abondance viennent facilement à moi.
– Si un désir se dévoile à moi, il m’est possible de le réaliser
– J’ai droit à l’abondance.
– Le succès m’appartient. Le succès et moi ne faisons qu’un.
– J’ai foi en mon futur et en mon destin.
– J’ai une personnalité attirante et j’attire les gens à mon entreprise.
– Je vie un très grand succès, les choses se passent à ma façon.
– Les gens me cherchent pour faire affaire avec moi.
– Je défini le succès à ma façon et je le crée de façon harmonieuse et balancée.
– J’ai de la gratitude pour mon succès et je l’exprime.
– J’ai un corps svelte tout en mangeant tout ce que j’aime.
– Je choisis d’être prospère, amoureuse et en santé.
– J’inspire les gens et ils se joignent à moi.
– J’exprime mes connaissances avec fierté, fluidité, crédibilité et plaisir.
– J’ai les dons et les talents nécessaires pour accomplir mon but.
– Je rends la vie des gens meilleure et ils me font confiance.
– J’améliore ma créativité à chaque jour.
– J’apprécie de côtoyer des gens de qualité.
– Je me passionne d’approfondir un domaine qui profite à tout mon entourage ainsi qu’à moi.
– Je suis une généreuse donatrice et une excellente receveuse.
– Je deviens riche à faire ce que j’aime.
– J’admire et prends modèle des gens riches qui ont du succès.
– Je crée ma vie, je crée mon succès financier.
– Ma confiance augmente et ma compétence augmente également.
– Je suis compétente, assidue et vraiment bonne dans ce que je fais.
– J’ai le courage et la force d’effectuer les changements qui ont besoin d’être réalisés.
– J’ai le pouvoir de changer dans le sens que je souhaite.

 

 

Mon MIRACLE MORNING Part 2

La deuxième journée, j’ai décidé de mettre mon alarme à 6h30. Comme je vous dis, peut-être que c’est une idée d’y aller graduellement, j’en sais rien… Mon objectif serait de faire comme mon ami réalisateur et me lever à 5h00 tous les matins. C’est sûr que ça doit être encore plus facile quand on a un emploi à temps plein du lundi au vendredi avec une certaine routine établie. Moi je travaille à toute sortes d’heures, souvent sur des plateaux de tournage alors je dois me lever à des heures ridicules des parfois. Il m’arrive régulièrement de devoir me lever à 4h00 ou 4h30 du matin pour un tournage. Évidemment, n’aidant en rien ma cause, je demeure maintenant à Sorel-Tracy et évidemment, je dois me taper la route jusqu’à Montréal, ce qui prend plus d’une heure!

Quand mon cadran a sonné à 6h30, j’étais si fatiguée que je suis vraiment allée pour « snoozer » et me dire : Au Diable! Je ne vais pas mourir si je dors encore une petite heure. Cette pensée a duré 10 secondes et je me suis vite remis sur les railles en me poussant en bas du lit! Il n’est pas question que j’envoie le message à mon subconscient que je suis une paresseuse qui n’a pas vraiment à cœur l’atteinte de ses objectifs! Allez debout à 6h30! Ça va être beau quand mon alarme va sonner à 5h00!

Évidemment, l’étape numéro 1 c’est de nourrir le chat parce qu’il va miauler jusqu’à ce que je fasse le geste de mettre de la bouffe dans son plat, même s’il est encore plein parfois : ceux qui ont des chats vont me comprendre!

Ensuite j’ai écouté une autre méditation guidée de 15 minutes de pleine conscience plutôt centrée sur la respiration. Ensuite un autre petit Abraham Hicks de 15 minutes (je vais finir par l’attirer cette abondance, coup donc!), la lecture de ma liste d’affirmations positives, suivi d’un 20 minutes de yoga sur Youtube. J’ai pris la peine d’inscrire « Yoga pour débutant » dans la barre de recherche Youtube cette fois-ci, parce que la première journée, je l’avais trouvé tough à ce moment là! Je ne comprenais pas comment les gens faisaient pour tripper autant sur le yoga! Ok, ok je l’avoue, je n’étais pas particulièrement friande de yoga jusqu’à il y a quelques mois! J’en avais déjà fait à quelques reprises, incluant le yoga chaud, et on aurait dit que j’étais tellement dans mon mental, et tellement déconnectée de mon corps, que c’était extrêmement difficile pour moi de suivre les mouvements. Et ça avait l’air si simple mais …. Nom de Dieu! Pour moi, c’était difficile et compliqué. C’est fou parce que juste un petit 20 minutes la veille avait été assez pour me donner des courbatures dans chaque partie de mon corps le lendemain. Même dans des recoins inexploités! Je faisais des exercices pas mal plus intenses parfois et que je ne ressentais pas le moindre mal! C’est ce qui m’a donné la puce à l’oreille que le yoga faisait vraiment travailler mon corps de la bonne façon et même si je n’étais pas une grande fan, j’avais le sentiment que c’est ce que mon corps avait besoin. Et la vie faisait tout pour m’amener vers cette discipline à plusieurs reprises et je résistais constamment.

Peu de temps avant, je m’étais acheté une trampoline (ah non c’est vrai, il me semble que c’est UN trampoline… Ça sonne trop bizarre!) parce qu’on m’avait dit que c’était le meilleure exercice cardiovasculaire qu’on ne pouvait pas faire! 10 minutes de trampoline était l’équivalent de 30 minutes de course. Sauter sur le trampoline fait circuler la lymphe et c’est excellent pour débarrasser le corps de ses déchets. J’aimais particulièrement le fait qu’après mon 10 minutes de sautillage quotidien, je courrais immédiatement aux toilettes. Je vous épargne les détails mais c’est une pratique excellente pour le maintien d’une bonne régularité! Malheureusement, j’ai développé un mal de dos intense et je ne pouvais plus du tout sauter, même pas courir. J’ai su que j’avais les genoux beaucoup trop faible pour faire du trampoline et pour cette raison, c’est mon dos qui avait dû absorber chaque choc! Quelle horreur! Non seulement pour mon mal de dos intense surtout lorsque je me couchais, mais surtout parce que j’aimais vraiment le trampoline. J’avais trouvé mon petit cardio à faire chaque matin et j’adorais. L’autre option de cardio que j’aimais bien c’était la course; que je devais abandonner aussi pour l’instant jusqu’au rétablissement de mon dos. Que faire avais-je demandé à un ami qui est également un genre de mentor pour moi : « Du yoga! ». Évidemment, ça revenait constamment dans ma vie. Et même pour mon type ayurvedic vata (pour ceux qui connaissent la médecine indienne), l’exercice idéal était le yoga.

« Bon, bon OK, OK! Je vais me discipliner à en faire tous les matins jusqu’à ce que je devienne meilleure et que j’apprenne à aimer ça!’ que je m’étais dit à ce moment là. Souvent, si j’ai de la difficulté à faire quelque chose ou que je ne suis pas bonne, je me décourage et je décide que je n’aime pas ça! Pourtant, j’avais déjà fait quelques séances de Bikram Yoga et je me sentais tellement bien après. Surtout pour moi qui a toujours froid, quel bonheur de me retrouver à crever de chaleur durant et même quelques heures après la séance.

Je suis consciente que de dire « Je n’aime pas le yoga » équivaut pratiquement à dire « Je n’aime pas la musique ». Il y a différents types de yoga, différents rythmes et différentes émotions, tout comme la musique. Il y a différent type d’artiste (de professeur) qui donne une tonalité au cours. Peut-être que je n’ai simplement pas trouvé le style de musique qui me convient et chanté par le bon artiste. Ça dépend aussi de quel est notre objectif : amincissement, tonicité, assouplissement, lutte contre le stress, améliorer le sommeil, la digestion, guérir, améliorer la santé en général. Il existe du yoga très doux, pratiquement statique, ou du yoga plus tonique et cardio, se rapprochant du fitness. Je devais trouver ma niche. À mes tous débuts, la recherche Youtube « Yoga vinyasa débutant matin » faisait l’affaire. Il faudrait que j’envisage éventuellement la possibilité d’aller suivre des cours avec un vrai professeur dans la vraie vie! Entre le Nindra, le Yin, le Hatha, l’Anusara, l’Iyengar, l’Ashtanga, le Power Yoga et le Bikram, on peut se sentir déstabilisé et perdu, mais j’avais confiance que c’était en forgeant que j’allais devenir forgeronne. Le yoga, ça se vit individuellement et chacun a son propre ressenti face à cette discipline. Mais un ressenti, ça s’apprivoise, ça se change. J’allais éventuellement avoir un éveil, un coup de cœur, un bien-être, une évidence et j’ai rencontré MON yoga; celui qui a bouleversé ma vie. Qui aurait cru que j’allais devenir accroc au yoga!

Après mon vinyasa le matin de mon deuxième Miracle Morning, j’étais particulièrement inspirée alors j’ai écrit. Enfin, j’ai eu l’impression que ça avait débloqué quelque chose. Est-ce que c’était le yoga?

Je me suis sentie revigorée et remplie de foi et d’espoir. J’ai été motivée à continuer mon Miracle Morning parce qu’après seulement quelques jours, je voyais déjà une différence dans ma vie au niveau de mon énergie, ma vibration, ma bonne humeur et évidemment, ma productivité. C’est si facile de laisser tomber une bonne habitude, il faut tenir bon jusqu’à ce que la nouvelle routine fasse partie prenante de notre vie tout naturellement. Je me connais, j’ai souvent tendance à tomber dans l’ego de la paresse et abandonner, mais cette fois-ci, j’ai fait ma tête dure et j’ai poursuivi durant plusieurs mois! Ça a continué tout l’hiver durant tous mes voyages pour mon travail sur la route avec Ford. Jusqu’à ce que je laisse tomber ce travail en mai 2017 et que je tombe dans un « coma » où je devais dormir des 9 – 10 heures par nuits! Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai lâché prise et j’ai laissé à mon corps le temps qu’il a fallu pour reprendre le dessus. Cette job que je détestais m’avait vraiment vidée de mon énergie physique mais aussi spirituelle et émotionnelle.

Je viens tout juste de reprendre ma routine de Miracle Morning, ce qui convient parfaitement à l’écriture de mon nouveau Blog. Je vais reprendre ma discipline parce que je sais le bien immense que ça apporte dans ma vie.  Ça fait des miracles…


Mon MIRACLE MORNING Part 1

Avez-vous lu le livre « Tout se joue avant 8h00 » de Hal Elrod? Le best seller Miracle Morning dans sa version originale anglaise. Bon, alors tout d’abord, allez sur Amazon.ca vous procurer ce bouquin! Il change littéralement des vies. En résumé, on y apprend que… et bien comme son titre français l’indique, tout se joue avant 8h00! Il faut prendre l’habitude à se lever tôt le matin, peut-être une heure ou deux avant notre réveil habituel, et développer une routine matinale en différente étape notamment : méditation, visualisation, affirmations, exercices, lecture, écriture. En fixant cette habitude matinale, vous atteindrez plus facilement et rapidement vos objectifs de vie, vous serez plus productif, plus énergétique, vous aurez une meilleure énergie, une meilleure fréquence énergétique durant toute la journée. Je n’y vois aucun côté négatif personnellement, excepté évidemment de combattre l’envie de peser sur snooze quand le cadran sonne à 6h00. Vous pouvez vous lever plus tôt encore si vous le pouvez, ou commencer un peu plus tard. Personnellement, j’ai commencé à faire mon Miracle Morning au début de l’année 2017 (belle résolution qui n’en était même pas une en fait!) alors j’étais encore dans le rythme de fou du temps des Fêtes où je n’ai pas travaillé durant quelques semaines alors je me couchais tard et je me levais tard. Me lever à 6h ou 7h relevait pour moi de l’exploit.

Oui, vous avez bien lu, j’ai été quelques semaines sans travailler, et même si en fond sonore je ressentais une certaine culpabilité face à cette oisiveté, j’essayais de profiter de ce temps de repos pour me gâter, me reposer, lire, écouter des films et ne pas trop me casser la tête avec des questions existentielles du genre que je me pose constamment : Où vais-je? Que fais-je? Quel est mon but dans la vie? Comment puis-je être au service de l’humanité? Comment puis-je laisser ma marque? Est-ce que je perds du temps? Aie-je perdu des bonnes années de ma vie à m’éparpiller plutôt que de focaliser sur ce que je veux vraiment? Aurais-je le temps de tout faire ce que je veux accomplir? Aurais-je même le courage? Et si la peur l’emportait?

Oui, oui, effectivement, il ne fait pas bon vivre dans ma tête parfois! J’ai le don de me compliquer la vie, de m’inquiéter, de vivre dans le passé ou le futur et de ne pas saisir le présent. Je ne dirais pas que je suis une fille angoissée, mais… peut-être bien que oui dans le fond! Voilà je m’assume : Je m’appelle Amélie et je suis une angoissée chronique!

Ainsi donc, étant dans ce rythme de vie Post-Temps-Des-Fêtes, j’étais d’une paresse inégalée, dormant des 10 heures, parfois même 11 heures par nuit. J’essayais de me déculpabiliser en me disant que j’avais accumulé une extrême fatigue dans les derniers mois endiablés que j’avais passés, alors mon corps profitait de ce repos pour recharger ses batteries. J’ai bien le droit de vivre dans mon p’tit monde non? Et c’était peut-être vraiment le cas, qui sait!

C’est d’ailleurs dans un de mes 728 party de Noël (non mais ça ne finit plus tous ces soupers à Noël! On ne pourrait pas les répartir durant l’année plutôt qu’à l’intérieur d’une semaine?) qu’un ami de mon chum, Antoine, que je connais à peine, m’a parlé du livre Miracle Morning qui avait changé sa vie. Je suis toujours à l’affut de nouveaux titres inspirants à lire alors ça m’a intriguée. D’autant plus qu’Antoine m’a dit qu’il détestait les lectures du genre psycho-pop et croissance personnelle et spirituelle. Et moi, disons que je ne calcule plus le nombre de livres de ce genre que j’ai dans ma bibliothèque bien garnie. Mon cerveau est rempli de notions de psycho-pop spirituelles! Donc ce gars qui est d’ailleurs un chanteur québécois qui fait son bout de chemin à la radio, dans les concours et autres avait quand même une bonne crédibilité à mes yeux parce qu’il réussit bien dans son domaine qui est loin d’être facile! J’en sais quelque chose pour avoir oeuvré plusieurs années dans ce domaine et continuant de faire mon p’tit bout de chemin! On ne s’est pas parlé très longtemps, mais juste le temps qu’il me parle du livre, comme si tout était orchestré pour que j’apprenne à propos de ce best seller juste avant le nouvel an. Un signe? Un message divin? Une réponse à mon questionnement existentiel? Bon, je m’emporte!

En plus qu’Antoine ne me semblait pas du tout du type matinal, ayant plutôt l’air du genre : Sex, Drug and Rock n Roll. Ça m’a d’autant plus intriguée. Je n’ai pas tardé à commander le livre sur Amazon, et je l’ai reçu deux jours plus tard. Vive Amazon! On sent que ça pressait que je lise ce livre!

J’ai tout de suite connecté avec l’auteur Hal Elrod, qui est très jeune d’ailleurs; il a seulement 37 ans. Pour moi c’est jeune! Je veux dire, pour quelqu’un ayant autant de succès financier, personnel, spirituel et émotionnel, c’est quand même impressionnant. Et il a commencé dans la vingtaine à se lever très tôt et faire sa routine matinale alors c’est d’autant plus inspirant. Personne n’a d’excuse peu importe l’âge. Même un jeune qui a l’habitude souvent de se coucher tard et lever tard peut prendre sa vie en main et débuter son Miracle Morning. Le plus tôt le mieux! Pourquoi perdre du temps de vie?

Je trouvais ça très logique qu’en se levant tôt, on a le temps d’accomplir plus, évidemment. J’ai un ami réalisateur et producteur qui connait un énorme succès financier et il m’expliquait qu’il se levait à 5h00 tous les matins pour écrire. Il écrivait des émissions, des sketchs, des scénarios, mais c’était impératif, il écrivait pendant plusieurs heures, tous les matins. J’étais inspirée par lui et j’avais envie de faire de même, mais je n’avais jamais trouvé le courage ni même l’inspiration.

C’est pas très compliqué de débuter, on commence par « setter » notre alarme de cellulaire à sonner tous les matins à la même heure. Je ne suis pas sûre si c’est mieux de sauter direct à notre objectif et d’y aller cold turkey : 5h00 am, allez hop! Personnellement, j’ai décidé d’y aller molo avec 7h30 le premier matin. Bon, quand même, je me levais autour de 10h00 le matin à ce moment là, alors ça relevait quand même de l’exploit de me réveiller à 7h30! Ça a été dur, je pense même que j’ai commis une erreur fatale dès le premier matin : cliquer sur Rappel et ne pas me lever immédiatement. Hal Elrod nous met d’ailleurs en garde contre le message négatif que le fameux snooze nous renvoie. Il faut prendre le contrôle de notre vie et envoyer un message positif à notre subconscient que nous sommes capable de tout accomplir, nous ne voulons pas une existence médiocre et nous allons nous lever à l’heure convenue!

J’ai été super efficace à mon premier Miracle Morning! J’ai commencé à une méditation guidée de 15 minutes sur Youtube pour enligner les chakras. Ensuite j’ai enchainé avec une méditation guidée de Abraham Hicks (dont les enseignements sont probablement les plus puissants de notre époque!) pour attirer l’abondance. Suivi de 20 minutes de yoga, ensuite quelques exercices que j’avais l’habitude de faire le matin : 200 abdos minimum, 50 squat, des exercices de bras avec des poids et d’autres pour les fesses et cuisses. Bon… je n’étais peut-être pas si paresseuse après tout!

Je n’ai pas eu d’inspiration pour écrire ce matin là. Je n’en ai pas fait de cas. D’autant plus que j’avais un travail de session à remettre dans mon cours d’Hygiéniste du Colon, c’était tout ce qui me manquait pour l’obtention de mon diplôme d’hydrothérapeute du colon; un travail écrit et une analyse de 10 cas. On dirait que ce travail non rédigé me bloquait l’inspiration d’écrire sur d’autres sujets.

J’étais en feu pour le reste de l’avant-midi, j’ai fait du ménage, du lavage, j’ai réglé beaucoup de paperasse et fait plusieurs commissions qui ne me tentaient pas trop… Je me suis rendue compte que mon Miracle Morning m’avait vraiment énergisée et m’avait beaucoup aidé dans ma productivité.
Par contre, je trouvais que ma routine me prenait beaucoup de temps et que si tout se joue vraiment avant 8h00, j’allais devoir apprendre à me lever beaucoup plus tôt puisque j’avais fini ma routine autour de 10h00; ça commence à faire tard, surtout pour les jours où je travaille, ça ne sera pas possible…